POLITIQUE
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Paris soutient des sanctions contre Moscou après l’attaque de Leipzig
La France a convoqué le chargé d’affaires russe après la tentative présumée de sabotage d’un avion et d’un site logistique en Allemagne, à Leipzig, le mois dernier.
Paris soutient des sanctions contre Moscou après l’attaque de Leipzig
La France soutient l'Allemagne pour imposer des sanctions contre la Russie / AFP

La France soutiendra les propositions allemandes visant à imposer des sanctions en réponse aux attaques hybrides survenues à Leipzig le mois dernier et demandera des mesures supplémentaires contre des navires appartenant à la “flotte fantôme” russe, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.

S’exprimant avant une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne en Irlande, Jean-Noël Barrot a exprimé la “pleine solidarité” de la France avec l’Allemagne à la suite de l’attaque, que Berlin a attribuée à la Russie.

Il a présenté cet incident comme faisant partie d’une campagne plus large menée par le Kremlin pour déstabiliser l’Union européenne, ses processus démocratiques et son soutien à l’Ukraine.

“Nous ne laisserons pas un acte d’une telle gravité rester sans conséquences”, a déclaré Jean-Noël Barrot. Et d’insister: “Nous soutiendrons les propositions de sanctions présentées par l’Allemagne. Nous proposerons également des sanctions contre plusieurs navires appartenant à la flotte fantôme”.

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Le ministre français a indiqué avoir convoqué le chargé d’affaires russe à Paris afin de lui adresser une ferme protestation, sur la base d’éléments de preuve fournis par l’Allemagne.

Selon Jean-Noël Barrot, ces éléments démontrent “une intention de saboter cet avion et ce site logistique”, utilisés par l’Allemagne et l’Europe pour soutenir l’Ukraine.

L’aéroport de Leipzig constitue une importante plateforme de fret et un nœud logistique majeur pour le transport de matériel militaire, notamment dans le cadre des vols d’avions Antonov ukrainiens. Des responsables ont présenté la tentative d’attaque au drone comme une opération visant à perturber cette chaîne de soutien sans recourir à une attaque militaire conventionnelle.

Les autorités allemandes ont indiqué aux médias que la tentative du 4 août visant un avion-cargo ukrainien Antonov était plus grave qu’annoncé initialement. Le drone était équipé d’explosifs et les enquêteurs ont par la suite conclu que plusieurs drones avaient été impliqués, et non un seul.

 La Russie a rejeté les accusations d’assassinats, de sabotages, d’incursions de drones et d’espionnage dans des pays alliés de l’Ukraine, accusant les gouvernements occidentaux d’alimenter une “paranoïa antirusse”.