Le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Kazem Gharibabadi, a affirmé samedi que le détroit d'Ormuz “n'est pas un théâtre destiné à la démonstration de force des puissances extérieures à la région”, tout en mettant en garde contre “toute activité militaire” dans cette voie maritime stratégique.
“Le détroit d'Ormuz n'est pas un théâtre destiné à la démonstration de force des puissances extérieures à la région. En tant que puissance responsable et garante de la sécurité dans le détroit, l'Iran met en garde contre toute activité militaire dans cette voie navigable sensible”, a écrit Gharibabadi sur le réseau social X.
Cette déclaration intervient en réaction à un message dans lequel il partageait une déclaration conjointe du Royaume-Uni et de la France sur le détroit d'Ormuz.
Les deux pays y affirment qu'ils “se tiennent prêts à déployer une mission militaire multinationale élargie afin de soutenir la liberté de navigation” dans cette zone.

En réponse, Gharibabadi a déclaré que la sécurité du détroit relève de la responsabilité des États riverains.
“Ceux qui provoquent des crises porteront la responsabilité des conséquences de leur aventurisme. Il s'agit d'un avertissement sérieux”, a-t-il ajouté.
Un protocole d'accord entre l'Iran et les États-Unis, négocié sous médiation pakistanaise, est entré en vigueur le 18 juin, après avoir été signé électroniquement par le président iranien Masoud Pezeshkian et le président américain Donald Trump.
Ce texte établit un cadre visant à mettre fin au conflit et à régler les différends en suspens entre Téhéran et Washington par la négociation.
Il prévoit notamment une cessation des hostilités, un allègement des sanctions, un règlement de la question nucléaire, la réouverture du détroit d'Ormuz ainsi que des dispositions plus larges en matière de sécurité régionale.




















