Dans un communiqué publié jeudi, la marine du CGRI a indiqué que trois pétroliers avaient explosé et pris feu au cours des dernières 24 heures, après avoir emprunté une route méridionale que Téhéran considère comme non autorisée.
Selon les autorités iraniennes, les navires auraient désactivé leurs systèmes radar et de navigation et ignoré les avertissements des forces navales iraniennes.
L’armée iranienne a ensuite fait état d’un quatrième pétrolier endommagé et immobilisé après avoir heurté des mines dans une zone qu’elle qualifie de restreinte et dangereuse, à l’est du détroit. Les autorités n’ont toutefois communiqué ni le nom des navires, ni leur pavillon, ni d’éventuelles informations sur les victimes. Les circonstances précises et la chronologie des incidents restent également à établir.

De son côté, l’agence britannique de sécurité maritime UKMTO a signalé avoir reçu un rapport faisant état d’un navire en feu à environ 25 milles nautiques au nord-est de Khasab, sur la côte omanaise. Elle a précisé que la cause de l’incendie n’était pas connue et que l’état de l’équipage ainsi que l’ampleur des dégâts n’avaient pas encore été établis. Il n’est pas établi que ce signalement corresponde à l’un des incidents évoqués par Téhéran.
Ces déclarations interviennent alors que le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (CENTCOM) avait affirmé avoir dégagé les principales voies de navigation du détroit des mines. Le porte-parole du CGRI, Hossein Mohebi, a contesté cette affirmation, appelant Washington à fournir des preuves indépendantes du déminage.
Le détroit d’Ormuz, qui relie le golfe Persique au golfe d’Oman, constitue un axe essentiel du commerce énergétique mondial. Environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole et de gaz y transite habituellement. Toute perturbation durable de la navigation dans cette zone fait peser des risques sur les approvisionnements et les marchés énergétiques.





















