Après Madrid, Rome refuse aux avions américains d'utiliser son espace aérien

Rome refuse d'autoriser une escale américaine sur la base de Sigonella, en route vers le Moyen-Orient, affirmant qu'aucune demande officielle n'a été formulée, après que l'Espagne a refusé l'accès à son espace aérien.

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L'Italie a refusé aux États-Unis l'autorisation d'utiliser la base aérienne de Sigonella, a rapporté, ce mardi, l'agence de presse italienne ANSA, citant des médias locaux et des sources bien informées.

Ce refus fait suite à la publication d'un plan de vol américain indiquant une escale à Sigonella sur la route du Moyen-Orient.

Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto, a refusé l'autorisation, a précisé ANSA, soulignant qu'aucune demande officielle n'avait été formulée et que le commandement militaire italien n'avait pas été consulté.

Le plan de vol a été communiqué alors que les avions étaient déjà en vol, et des vérifications ont confirmé qu'il ne s'agissait pas de vols réguliers ou logistiques couverts par le traité existant entre l'Italie et les États-Unis.

Cette décision intervient au lendemain de la confirmation par des responsables du gouvernement espagnol du refus de l'Espagne d'autoriser les États-Unis à utiliser son espace aérien pour des vols liés au conflit iranien.

Les restrictions s'appliquent également aux aéronefs américains stationnés dans des pays tiers comme le Royaume-Uni et la France, ont indiqué des sources militaires espagnoles au journal El País.

Washington avait également envisagé le déploiement de bombardiers stratégiques tels que des B-52 et des B-1 sur des bases du sud de l'Espagne, mais cette proposition a été abandonnée après que Madrid a clairement indiqué qu'elle ne soutiendrait aucune opération sans cadre juridique international, a ajouté El País.

Les tensions au Moyen-Orient se sont exacerbées depuis l'offensive conjointe lancée par Israël et les États-Unis contre l'Iran le 28 février, qui a fait plus de 1 340 morts, dont le Guide suprême de l'époque, Ali Khamenei.

L'Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l'Irak et les pays du Golfe abritant des forces américaines, causant des pertes humaines et des dégâts aux infrastructures, tout en perturbant les marchés mondiaux et le trafic aérien.