FRANCE
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Des militaires français visés par une procédure après avoir posé avec un drapeau de la Rhodésie
Le ministère français des Armées a confirmé lundi l’ouverture d’une procédure disciplinaire contre des militaires photographiés avec un drapeau de l’ancienne Rhodésie, aujourd’hui associé à des mouvances suprémacistes blanches.
Des militaires français visés par une procédure après avoir posé avec un drapeau de la Rhodésie
Selon le ministère, les vérifications effectuées ont permis d’identifier les militaires concernés. Leur identité ne sera toutefois pas communiquée.

Les militaires concernés ont été identifiés et pourraient faire l’objet de "sanctions disciplinaires sévères".

L’affaire a été révélée par Mediapart, qui a publié des photographies montrant deux groupes distincts de soldats français posant en uniforme autour du même drapeau. 

Selon le ministère, les vérifications effectuées ont permis d’identifier les militaires concernés. Leur identité ne sera toutefois pas communiquée. 

Selon les informations rapportées par Mediapart, l’un des groupes comprend six militaires du 2e régiment étranger d’infanterie, photographiés dans leur caserne à Nîmes. 

Le second est composé de quatre soldats photographiés lors d’un entraînement aux Émirats arabes unis, devant un char Leclerc. Le ministère des Armées a précisé que les deux situations étaient sans lien entre elles. 

"Les premiers éléments de l’enquête permettent de confirmer que les deux événements sont parfaitement disjoints, sans aucun lien, ni entre les protagonistes, ni entre les activités", a-t-il indiqué.

Mouvances suprémacistes blanches

La Rhodésie était le nom porté entre 1965 et 1980 par un régime dirigé par la minorité blanche de l’ancienne colonie britannique de Rhodésie du Sud. Le gouvernement avait proclamé unilatéralement l’indépendance du territoire en 1965 afin de s’opposer à la mise en place du suffrage majoritaire.

La Rhodésie n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Le régime a pris fin en 1980 avec l’indépendance du Zimbabwe.

Au fil des décennies, les références à la Rhodésie ont été reprises par des groupes et militants suprémacistes blancs, notamment dans les pays anglophones, où elles sont associées à une nostalgie de la domination blanche. 

Les photographies des militaires français ont notamment été relayées sur une page Instagram consacrée à l’ancienne Rhodésie, selon Mediapart. 

Le média rappelle également que Dylann Roof, auteur du massacre de neuf personnes afro-américaines dans une église de Charleston, en Caroline du Sud, en 2015, avait revendiqué des références à la Rhodésie dans un manifeste.

Le ministère des Armées a réaffirmé que "les armées françaises ne tolèrent aucune manifestation à caractère raciste, suprémaciste ou extrémiste". 

Il a également rappelé que les militaires sont soumis à une exigence d’exemplarité et de neutralité, y compris dans leurs comportements et leurs publications sur les réseaux sociaux.

SOURCE:TRT français et agences