Dans une interview accordée à The Telegraph et publiée mercredi, Donald Trump a vivement critiqué l’Alliance atlantique, remettant en cause son principe de défense collective. Interrogé sur une éventuelle réévaluation de l’engagement américain, il a répondu que la question était “au-delà de toute reconsidération”.
“Nous avons toujours été là automatiquement. Ils n’étaient pas là pour nous”, a-t-il déclaré, opposant le soutien des États-Unis à leurs alliés — y compris à l’Ukraine — à ce qu’il décrit comme “un manque de réciprocité”.

Désaccord autour du détroit d’Ormuz
Ces déclarations interviennent alors que plusieurs membres de l’OTAN hésitent à appuyer les efforts visant à rouvrir le détroit d’Ormuz, un passage clé par lequel transite environ 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole. Fermé de facto depuis plusieurs semaines, il alimente les turbulences des marchés énergétiques et ravive les craintes d’une récession mondiale.
Le président américain s’en est également pris à certains alliés majeurs, dont le Premier ministre britannique Keir Starmer, mettant en doute la capacité militaire du Royaume-Uni et critiquant sa posture de défense.
De son côté, le secrétaire d’État Marco Rubio a relayé la frustration de l’administration, qualifiant l’OTAN de “relation à sens unique” et avertissant que Washington pourrait réévaluer son rôle au sein de l’alliance à l’issue du conflit.











