Israël a tué au moins 28 Palestiniens lors de ses frappes aériennes ciblant des habitations et des groupes de civils dans diverses localités de la bande de Gaza assiégée, ce jeudi.
Parmi les victimes, Abdel-Latif Al-Qanoua, porte-parole du groupe de résistance palestinien Hamas, tué lors d'une frappe aérienne israélienne dans le nord de Gaza assiégée. Il s'agit du dernier membre du groupe à être tué depuis la reprise, le 18 mars, des opérations israéliennes dans l'enclave sous blocus.
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Ces attaques surviennent alors qu'Israël continue de fermer les points de passage de Gaza à l'aide humanitaire depuis le début de mars, provoquant une grave pénurie de nourriture dans l'enclave sous blocus.
Netanyahu menace
Dans la logique de violation de l’accord de trêve entre Israël et le Hamas entré en vigueur le 19 janvier dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a menacé de s'emparer de certaines parties de la bande de Gaza assiégée si le Hamas ne libérait pas les prisonniers.
Netanyahu a déclaré au Parlement que “plus le Hamas persistera dans son refus de libérer nos otages, plus forte sera la pression que nous exercerons”.
“Cela comprend la saisie de territoires, ainsi que d'autres mesures que je ne détaillerai pas ici”, a-t-il ajouté, alors que 142 000 personnes sont déplacées de force dans la bande de Gaza d'après les Nations unies.
A la suite de plusieurs pays occidentaux, arabes et organisations internationales, la Nouvelle-Zélande a appelé à un retour immédiat au cessez-le-feu suite à la nouvelle offensive militaire israélienne sur Gaza.
Le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, Winston Peters, s'est entretenu avec le Premier ministre et ministre des Affaires étrangères palestinien, Mohammad Mustafa, de la situation actuelle à Gaza.
“Ils ont discuté de l'importance d'une reprise immédiate du cessez-le-feu à Gaza, de la libération immédiate de tous les otages et du respect par toutes les parties de leurs obligations juridiques internationales”, indique un communiqué publié sur le compte X officiel de M. Peters.
Le Hamas accuse
Pour sa part, le Hamas affirme dans un communiqué avoir traité les propositions formulées lors de la dernière phase des négociations indirectes avec Israël “de manière positive et responsable afin d'atteindre nos objectifs en mettant fin à l'agression contre notre peuple à Gaza”.
Il a déclaré qu'Israël “a renoncé à l'accord signé avec nous… a refusé de passer à la deuxième phase et a repris son agression contre notre peuple”.
Cette déclaration intervient alors que les États-Unis continuent de rejeter la responsabilité des attaques contre Gaza sur le Hamas.
Israël a mis fin unilatéralement au cessez-le-feu à Gaza le 18 mars et a repris sa guerre génocidaire, tuant plus de 800 Palestiniens et en blessant plus de 1 600 autres.
Depuis octobre 2023, Israël a tué plus de 50 100 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants, tout en réduisant la majeure partie de l’enclave en ruines et en déplaçant presque toute la population.
En novembre dernier, la Cour pénale internationale a émis des mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité à Gaza.
Israël est également confronté à une affaire de génocide devant la Cour internationale de Justice pour sa guerre contre l’enclave.
Le ministère de la Santé de l'autorité palestinienne à Gaza a mis à jour son bilan des personnes tuées et fait état de 61 700 morts ainsi que de milliers de Palestiniens disparus sous les décombres et présumés morts.














