MOYEN-ORIENT
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Fidan: Israël pourrait désigner la Türkiye comme nouvel adversaire régional après l’Iran
Le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan a fait part de ses préoccupations quant à la stratégie régionale d’Israël, appelant à la mise en place d’un pacte de sécurité au Moyen-Orient.
Fidan: Israël pourrait désigner la Türkiye comme nouvel adversaire régional après l’Iran
Hakan Fidan appelle à un pacte de sécurité pour le Moyen-Orient fondé sur la souveraineté, l'intégrité territoriale et la sécurité … / AA
il y a 5 heures

Dans un entretien accordé à l’agence Anadolu lundi, Hakan Fidan a averti qu’Israël pourrait réorienter sa stratégie en présentant la Türkiye comme son prochain rival régional après l’Iran. Il a averti que la politique israélienne reposait de plus en plus sur l’identification d’adversaires extérieurs.

Selon lui, Israël “pourrait chercher à désigner la Türkiye comme un nouvel adversaire après l’Iran”, ajoutant qu’il “ne peut pas se maintenir sans ennemi”, reflétant l’analyse d’Ankara sur l’évolution de la posture régionale israélienne.

Le chef de la diplomatie turque a appelé les pays du Moyen-Orient à s’engager dans un cadre formel de sécurité régionale fondé sur le respect mutuel de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la sécurité nationale, estimant qu’un tel accord était nécessaire pour stabiliser durablement les relations dans la région. 

“Le Liban rappelle Gaza”

 Fidan a également affirmé qu’Israël menait au Liban des actions militaires similaires à celles observées à Gaza, évoquant des destructions généralisées d’habitations et d’infrastructures dans ce qu’il a qualifié de “campagne de dépeuplement”.

Concernant la Syrie, il a averti que les frappes israéliennes constituaient un “problème majeur” et représentaient un “risque sérieux” pour la Türkiye, ajoutant que la retenue actuelle d’Israël serait liée à son implication dans le conflit avec l’Iran, mais pourrait ne pas durer.

Sur le plan diplomatique, il a indiqué que l’Iran et les États-Unis semblaient “sincères” dans leur volonté de maintenir un processus de cessez-le-feu, tout en prévenant que des acteurs extérieurs pourraient en perturber l’évolution.

Hakan Fidan a par ailleurs réaffirmé le soutien d’Ankara à la réouverture du détroit d’Ormuz par des moyens pacifiques. Il a également souligné qu’une intervention armée comporterait des risques importants, tout en insistant sur la nécessité d’assurer une navigation maritime libre et ininterrompue.

Enfin, évoquant l’OTAN, il a estimé que le sommet prévu à Ankara les 7 et 8 juillet 2026 pourrait être l’un des plus importants de l’histoire de l’Alliance et offrir une opportunité de structurer davantage les relations entre l’OTAN et les États-Unis.

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SOURCE:TRT français et agences