Un rassemblement citoyen est prévu lundi à 19 heures, place Stalingrad, dans le nord-est de Paris, à la suite de l’attentat raciste perpétré vendredi à Trappes et à La Verrière, dans les Yvelines. La mobilisation est organisée à l’appel de la Ligue des droits de l’Homme (LDH), de SOS Racisme, du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), ainsi que de plusieurs syndicats et organisations de la société civile.
Dans leur appel, les organisations disent vouloir exprimer leur solidarité avec les victimes et leurs proches, tout en alertant sur la banalisation de la haine raciste. Elles appellent à une mobilisation citoyenne à Paris, mais aussi dans d’autres villes françaises, afin de faire de cet événement un temps d’hommage et de dénonciation des violences motivées par l’origine réelle ou supposée des personnes visées.

Un mort et plusieurs blessés, dont une enfant de 12 ans
Les faits se sont déroulés vendredi dans les rues de Trappes et de la commune voisine de La Verrière. Un homme de 39 ans a ouvert le feu sur des passants depuis son véhicule. Pengo Bossio Wangi, âgé de 26 ans, a été tué. Plusieurs autres personnes ont été blessées, dont une fillette de 12 ans grièvement touchée.
Le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est saisi de l’enquête, ouverte notamment pour “assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste”. Les investigations prennent également en compte une circonstance aggravante liée à l’appartenance réelle ou supposée des victimes à une race, une ethnie, une nation ou une religion déterminée.
La qualification retenue par le parquet souligne la dimension terroriste et raciste présumée des faits, tandis que l’enquête doit établir précisément les motivations de l’auteur présumé et le déroulement de l’attaque.
La violence de l’attaque a suscité une vive émotion, notamment en raison de la présence d’une enfant parmi les victimes. La mère de la fillette a témoigné de son état grave et de son incompréhension face aux tirs qui ont atteint sa fille. Selon des informations rapportées par la presse, la jeune fille a dû être prise en charge à l’hôpital et devait subir une intervention chirurgicale.
Pour les organisations à l’origine de l’appel, le rassemblement doit dépasser le seul hommage aux victimes et donner lieu à une prise de parole collective contre les actes racistes. La LDH, SOS Racisme et le MRAP figurent parmi les associations mobilisées, aux côtés notamment de la CGT, de la CFDT, de la FSU, de l’UNSA, de l’Union syndicale Solidaires, de l’Unef et de la FIDL.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de préoccupations exprimées par plusieurs associations face à la progression des discours racistes et aux violences qui peuvent en découler. Les organisateurs entendent rappeler que les personnes ne doivent pas être ciblées en raison de leur couleur de peau, de leur origine ou de leur religion, et demandent que toute la lumière soit faite sur l’attentat.
Dimanche, plusieurs centaines de personnes s’étaient déjà rassemblées à Aubervilliers pour rendre hommage à Pengo Bossio Wangi.




















