L’Organisation nationale du renseignement turc (MIT) a mené une opération transfrontalière en Syrie, capturant des suspects de Daech recherchés dans le cadre de mandats d’arrêt internationaux avec notice rouge, ont indiqué des sources sécuritaires samedi.
Menée en coordination avec les services de renseignement syriens, l’opération a conduit à l’arrestation de dix suspects de Daech, ensuite remis aux autorités turques.
À l’issue des procédures judiciaires et des interrogatoires, neuf suspects ont été officiellement placés en détention, tandis que la garde à vue d’un dixième suspect a été prolongée dans l’attente d’un examen complémentaire.
Selon les sources, le MIT a identifié des suspects d’origine turque qui s’étaient rendus en Syrie ces dernières années et avaient rejoint l’organisation terroriste Daech active dans la région.
Les enquêtes indiquent également que l’un des suspects serait lié aux responsables de l’attentat de la gare d’Ankara en 2015, qui avait fait 109 morts.
Lors des interrogatoires, les suspects ont détaillé les chaînes structurées de recrutement et de formation de Daech, incluant l’entraînement au maniement des armes, l’endoctrinement idéologique et des activités de propagande organisées à l’étranger.
Parmi les personnes arrêtées figurent plusieurs cadres présumés de l’organisation, identifiés comme Ali Bora, Omer Deniz Dundar, Huseyin Peri, Kadir Gozukara, Abdullah Cobanoglu, Hakki Yuksek, Kadir Demir, Cekdar Yilmaz, Murat Ozdemir et Ishak Gunci, qui auraient occupé diverses fonctions au sein des structures de commandement de Daech à l’étranger.
Des sources sécuritaires affirment que les suspects étaient actifs dans plusieurs branches de Daech en Syrie, notamment la logistique, les médias, la santé et l’administration.
Les procédures judiciaires se poursuivent, tandis que les enquêtes s’étendent également à d’autres cellules liées à Daech et connectées à de précédentes attaques dans plusieurs provinces.



















