L'Ukraine a accusé Moscou d'avoir violé un cessez-le-feu déclaré unilatéralement par Kiev en la frappant, dans la nuit du mardi au mercredi, avec "108 drones et trois missiles", selon le chef de la diplomatie ukrainien Andriï Sybiga.
Un cessez-le-feu auquel la Russie n'a pas répondu et qu'elle n'a pas accepté.
"Cela montre que la Russie rejette la paix et que ses faux appels à un cessez-le-feu le 9 mai n'ont rien à voir avec la diplomatie. Poutine ne se soucie que des défilés militaires, pas des vies humaines", a commenté le ministre sur X, en référence à l'appel unilatéral du Kremlin à une suspension des combats à l'occasion du défilé militaire célébrant la fin de la Seconde Guerre mondiale, le 9 mai pour les Russes.
Selon le ministre, les attaques "se sont poursuivies toute la nuit, y compris des frappes matinales sur Kharkiv et Zaporijjia", au nord-est et sud-est de l'Ukraine.
De son côté, le ministère russe de la Défense a déclaré avoir abattu 53 drones ukrainiens au dessus de son territoire entre 21h et 07h, heure de Moscou ; un nombre nettement inférieur aux plus de 200 recensés les nuits précédentes.
Cependant, le créneau horaire ne permet ni de confirmer ni d'infirmer que Kiev a violé sa propre trêve.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait annoncé lundi une trêve en réponse à celle proposée par son homologue russe Vladimir Poutine pour les célébrations du 9 mai marquant la victoire des Alliés sur l'Allemagne nazie.
Mardi, la veille de l'entrée en vigueur de cette trêve proposée par Kiev, la Russie a mené des frappes meurtrières sur l'Ukraine, faisant au moins 28 morts, selon un bilan des autorités locales actualisé mercredi.
Tout en réaffirmant sa demande de longue date d'un arrêt des hostilités, le chef de l'État ukrainien a averti que Kiev réagirait "de manière symétrique" à toute violation de son cessez-le-feu.















