Le président américain Donald Trump a demandé à ses conseillers de commencer à préparer un blocus prolongé du détroit d’Ormuz, a rapporté mardi le Wall Street Journal.
Lors d’une réunion tenue lundi, Trump aurait privilégié la poursuite de la pression économique contre l’Iran plutôt qu’une reprise de la guerre ou l’abandon des négociations sur le cessez-le-feu.
Selon le journal, il estime que le maintien du blocus comporte moins de risques qu’un retrait des discussions ou qu’une reprise du conflit.
Par ailleurs, lors d’un dîner d’État avec le roi Charles III, Trump a affirmé que l’armée américaine obtenait de bons résultats au Moyen-Orient.
“Nous menons actuellement quelques opérations au Moyen-Orient… et cela se passe très bien”, a-t-il dit.
“Nous avons militairement vaincu cet adversaire en particulier, et nous ne le laisserons jamais… Charles est encore plus d’accord avec moi que moi-même : nous ne laisserons jamais cet adversaire obtenir l’arme nucléaire”, a ajouté le président américain.

Ces déclarations interviennent alors que l’Iran bloque depuis le début de la guerre, le 28 février, la quasi-totalité du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz — passage stratégique pour l’approvisionnement énergétique mondial — à l’exception de ses propres navires.
Ce mois-ci, les États-Unis ont commencé à bloquer les navires iraniens.
Lors du dernier cycle de discussions, Trump se serait montré mécontent de la proposition iranienne car elle ne traitait pas directement du programme nucléaire de Téhéran.
“Il n’aime pas vraiment cette proposition”, a déclaré un responsable américain à propos de Trump.
Des sources iraniennes avaient indiqué plus tôt lundi que la proposition visait à reporter les discussions sur le programme nucléaire iranien jusqu’à la fin de la guerre et au règlement des différends liés au trafic maritime dans le Golfe. Washington affirme au contraire que la question nucléaire doit être traitée dès le départ.
De hauts responsables iraniens, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de Reuters, ont expliqué que la proposition portée à Islamabad par le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi prévoyait des négociations par étapes.
La première étape consisterait à mettre fin à la guerre et à obtenir des garanties empêchant les États-Unis de relancer les hostilités.
Les négociateurs aborderaient ensuite le blocus naval américain visant le commerce maritime iranien ainsi que l’avenir du détroit d’Ormuz, que Téhéran souhaite rouvrir sous son contrôle.
Ce n’est qu’ensuite que les discussions porteraient sur d’autres sujets, notamment le différend de longue date concernant le programme nucléaire iranien, Téhéran cherchant à obtenir de Washington la reconnaissance de son droit à enrichir de l’uranium.
Cette approche rappelle l’accord nucléaire iranien de 2015 conclu entre l’Iran, les États-Unis et plusieurs puissances mondiales, qui avait fortement limité le programme nucléaire de Téhéran.











