Tensions énergétiques: le Pakistan impose le télétravail et la fermeture des écoles
Le cabinet fédéral renoncera également à ses salaires pendant cette période.
Le Pakistan a ordonné le télétravail pour la moitié des employés du secteur public et annoncé la fermeture des écoles pendant deux semaines afin de préserver l’énergie, dans un contexte de perturbations liées au conflit au Moyen-Orient.
Le Premier ministre Shehbaz Sharif a annoncé, lundi, ces mesures d’austérité lors d’une allocution nationale, selon le quotidien local Dawn.
Il a précisé que 50 % des fonctionnaires, à l’exception de ceux exerçant des services essentiels, travailleront à distance et que les bureaux gouvernementaux fonctionneront quatre jours par semaine, à l’exception des banques.
Toutes les écoles seront fermées pour deux semaines à partir de cette semaine, tandis que l’enseignement supérieur se poursuivra en ligne.
Les allocations carburant des véhicules officiels seront réduites de moitié pendant deux mois, et 60 % des véhicules gouvernementaux seront retirés de la circulation, a indiqué Sharif.
Le cabinet fédéral renoncera également à ses salaires pendant la même période.
D’autres mesures comprennent la réduction de 25 % des salaires des parlementaires, la limitation des dépenses gouvernementales, la tenue de réunions en ligne, l’interdiction d’acheter de nouveaux véhicules et la restriction des voyages étrangers non essentiels.
Par ailleurs, le ministère indien du Pétrole et du Gaz naturel a ordonné aux raffineries d’augmenter la production de gaz de pétrole liquéfié (GPL) en raison des "perturbations géopolitiques actuelles et des contraintes d’approvisionnement en GPL".
Le ministère a précisé que l’approvisionnement domestique en GPL pour les ménages était prioritaire, tandis que le GPL importé serait dirigé vers les secteurs essentiels tels que les hôpitaux et les établissements scolaires.
Par ailleurs, l’ambassade des États-Unis à Islamabad a émis une alerte de sécurité pour ses citoyens concernant des manifestations prévues mardi au Pakistan, limitant les déplacements du personnel américain à partir de 12h00, heure locale (07h00 GMT) le 10 mars.
Les tensions régionales se sont accrues après qu’Israël et les États-Unis ont lancé des frappes conjointes contre l’Iran le 28 février, tuant plus de 1 200 personnes, dont le guide suprême Ali Khamenei.
L’Iran a riposté par des frappes de drones et de missiles visant Israël, la Jordanie, l’Irak et plusieurs pays du Golfe accueillant des installations militaires américaines.
L’Iran a également fermé de facto le détroit d’Ormuz vers le 1er mars.
Cette voie stratégique transporte normalement environ 20 millions de barils de pétrole par jour et environ 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié.