Le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, et son directeur financier, Ramón Fernández, ont détaillé hier devant une commission parlementaire les conséquences opérationnelles et financières du blocage du détroit d’Ormuz pour leur groupe. L’addition est conséquente : les surcoûts sont estimés à 300 millions de dollars pour le premier semestre 2026.
Ces coûts sont liés aux navires et conteneurs bloqués dans la région du détroit d’Ormuz, mais aussi aux solutions logistiques alternatives qui ont dû être déployées via les Émirats arabes unis, Oman et l’Arabie saoudite, par la route, par le rail ou par avion.
Ramón Fernández a également mis en garde contre l’impact de la hausse des coûts de l’énergie : le groupe dépense "à peu près 5 milliards de dollars par an pour l’ensemble de ses moyens de transport", et la hausse des prix du baril, qui évoluent autour de 100 dollars depuis le début de la crise, représente "potentiellement des milliards supplémentaires" de charges par rapport au budget initial.
Des routes alternatives mises en place
Le groupe CMA CGM a fait le choix de maintenir ses services en proposant des "solutions innovantes". Les navires s’arrêtent désormais avant de franchir le détroit, à partir de Khor Fakkan ou de Duqm, à Oman.
Depuis le sultanat d’Oman, l’acheminement final des marchandises se fait par voie terrestre, a expliqué le PDG.
Le groupe maintient également son passage par Bab el-Mandeb, en mer Rouge, escorté par la Marine française ou par le dispositif ASPIDES de l’Union européenne.
La Compagnie maritime d’affrètement - Compagnie générale maritime est un armateur français de porte-conteneurs dont le siège social est situé à Marseille. Elle est la troisième entreprise mondiale de transport maritime par conteneurs et la première française.


















