MONDE
3 MIN DE LECTURE
ONU: le veto américain prive la Palestine du statut de membre
Sans surprise, les États-Unis ont fait barrage lors du vote du Conseil de sécurité de l’ONU sur l’attribution à la Palestine d’un statut de membre ce jeudi. Cela aurait été une sorte de reconnaissance de l'État de Palestine.
ONU: le veto américain prive la Palestine du statut de membre
Le représentant palestinien interpelle le représentant israélien lors du vote jeudi du Conseil de securité à New York / Photo: Reuters / Reuters

La règle du Conseil de sécurité est la suivante, les cinq membres permanents peuvent opposer leur véto et stopper tout vote. C’est ce que les États-Unis ont fait jeudi 18 avril. Ce n’est pas une surprise mais du côté palestinien l’amertume était palpable. Le président Mahmoud Abbas a condamné dans une déclaration l’attitude américaine en la qualifiant “d’injuste, injustifiée et non-éthique”. Les Etats-Unis ont assuré qu’ils étaient pour une solution à deux États mais dans le cadre d’une négociation globale.

Et pourtant la quasi-totalité des membres du Conseil de sécurité était pour l’octroi de ce statut de membre à part entière à la Palestine. Le projet de résolution, déposé début avril par l’Algérie, a reçu les voix de 12 membres, dont la France.

La Grande-Bretagne et la Suisse se sont abstenus.

La représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations unies en a profité pour réitérer l'appel de son pays pour un "cessez-le-feu immédiat" au Proche-Orient et "la libération inconditionnelle de tous les otages" dans le conflit israélo-palestinien.

Lire aussi: Adhésion de la Palestine à l’ONU: le Conseil de sécurité vote vendredi

L’ambassadeur israélien aux Nations unies Gilad Erdan a interpellé ceux qui ont soutenu la résolution ainsi: “c’est triste, votre vote ne fera que renforcer le rejet par les Palestiniens de toute proposition, et cela rendra la paix impossible.”

L’autorité palestinienne a aujourd’hui, un statut d’observateur. Pour devenir un membre à part entière, il faut l’aval du Conseil de sécurité et de l’assemblée générale et ses 193 membres.

Israël a lancé début octobre une offensive militaire contre la bande de Gaza. Cette opération a détruit une grande partie des villes palestiniennes de l’enclave, et tué 34 000 personnes dont une majorité de civils. Près de deux millions d’habitants ont été déplacés et l’aide humanitaire a été bloquée pendant des mois ce qui a conduit à la famine pour une partie des habitants de Gaza.

SOURCE:TRT français et agences
Divers
ONU: le scénario d’une crise mondiale de la faim se "concrétise"
El Niño de retour: risques d'événements climatiques extrêmes à l'échelle mondiale
La Russie rappelle son ambassadeur en Arménie suite au rapprochement avec l'UE
Des Sud-coréens témoignent de tortures et d'agressions sexuelles lors de leur détention par Israël
Sumud: des militants prennent d’assaut le Parlement australien pour exiger des sanctions
Les pèlerins musulmans se rendent au mont Arafat pour le pèlerinage du Hajj
Le monde dénonce le traitement "monstrueux" infligé par Israël aux militants de la flottille
Trump et Netanyahu ont eu un entretien téléphonique "tendu" sur l'Iran, selon les médias israéliens
Israël va poursuivre le NYT pour un article sur des abus sexuels contre des détenus palestiniens
Xi: États-Unis et Chine s'accordent sur des relations "constructives et stratégiquement stables"
L'Australie va se joindre à la mission proposée par Paris et Londres pour sécuriser Ormuz
Washington renforce ses sanctions pour freiner les exportations pétrolières iraniennes vers la Chine
Guerre au Moyen-Orient: le pétrole de nouveau à la hausse
Après sa rencontre avec Rubio, le pape implore Dieu d'inspirer les dirigeants à apaiser les tensions
L'OMS met en garde contre une augmentation probable des cas d'hantavirus
La Chine réclame un arrêt "complet" des hostilités et appelle à l’ouverture du détroit d’Ormuz
Le FMI met en garde contre un scénario "bien pire" si la guerre au Moyen-Orient se prolonge
Les ministres du G7 se retrouvent à Paris
Aliyev accuse le Parlement européen de saboter le processus de paix avec l'Arménie
Tensions au détroit d’Ormuz: le Brent dépasse les 110 dollars