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Après trois vétos, Washington soutient un "cessez-le-feu immédiat” à Gaza
Alors qu’un nouveau cycle de négociations démarre au Caire avec la participation de représentants de l'Égypte, du Qatar, des États-Unis et du Hamas, le gouvernement Israël pose de nouveaux obstacles devant la conclusion d’un accord.
Après trois vétos, Washington soutient un "cessez-le-feu immédiat” à Gaza
La représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, Linda Thomas Greenfield, votant contre le dernier projet de cessez-le-feu à Gaza dans le Conseil de sécurité / Photo: AA / AA

Les Etats-Unis ont modifié les termes d'un projet de résolution présenté au Conseil de sécurité des Nations unies, apportant leur soutien à "un cessez-le-feu immédiat d'environ six semaines à Gaza ainsi que la libération de tous les otages", selon le texte que Reuters a pu consulter.

Cette nouvelle version du texte, la troisième depuis que les Etats-Unis l'ont présenté il y a deux semaines, reflète les propos de la vice-présidente américaine Kamala Harris, qui a reproché dimanche à Israël de ne pas en faire suffisamment pour atténuer la "catastrophe humanitaire" dans la bande de Gaza.

Les Etats-Unis, qui ont opposé par trois fois leur veto à un projet de résolution des Quinze sur une trêve à Gaza depuis le début de l'offensive lancée le 7 octobre dernier par Israël en représailles à une attaque du Hamas sur son territoire, sont en faveur d'une trêve conditionnée à la libération totale des otages.

Washington a accru la pression sur Israël afin de permettre l'acheminement de davantage d'aide humanitaire dans la bande de Gaza où, selon un haut responsable du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA), un quart de la population serait proche de la famine.

Les Etats-Unis ont indiqué avoir l'intention de favoriser les négociations et qu'ils ne précipiteraient pas un vote.

Pour être adoptée, une résolution doit recueillir au moins neuf voix sur les quinze des membres du Conseil et ne pas faire l'objet d'un veto de la part de l’un des cinq membres permanents: la Grande-Bretagne, la Chine, la France, la Russie et les États-Unis.

“Israël veut prolonger le génocide”

Le Hamas a accusé Israël de tergiverser dans les négociations et a averti que les pourparlers indirects ne sauraient se poursuivre en l'absence de progrès.

''Israël n'est pas intéressé par l'arrêt de l'agression en cours contre Gaza ou par la libération de prisonniers'', a déclaré Osama Hamdan, responsable du Hamas, lors d'une conférence de presse tenue à Beyrouth.

"Nous assurons à Israël et aux Etats-Unis que ce qu'ils n'ont pas réussi à imposer sur le terrain, ils ne l'obtiendront pas par des manœuvres politiques", a-t-il mis en garde.

''Le mouvement a présenté au Caire sa vision d'une proposition de cessez-le-feu, mettant l'accent sur un retrait total de l'armée israélienne de la Bande de Gaza, le retour des personnes déplacées et la fourniture d'une aide, d'un secours et d'une reconstruction adéquats'', a-t-il expliqué.

Hamdan a souligné que le mouvement de résistance palestinien "ne permettra pas que les négociations se prolongent alors que se poursuivent l'agression contre notre peuple à Gaza et la guerre de la faim, ni qu'elles servent de couverture à de nouveaux crimes contre des civils innocents, ou encore qu'elles prolongent la guerre et poursuivent le génocide contre notre peuple".

Un nouveau cycle de négociations sur un cessez-le-feu à Gaza a débuté dimanche au Caire avec la participation de représentants de l'Égypte, du Qatar, des États-Unis et du Hamas.

Les médiateurs tentent d'aplanir les divergences entre Israël et le Hamas sur les détails du retrait israélien de Gaza, ainsi que sur les prisonniers à libérer des deux côtés, indiquent les médias israéliens.

La guerre israélienne a poussé 85 % de la population de Gaza à se déplacer à l'intérieur du territoire, dans un contexte de pénurie aiguë de nourriture, d'eau potable et de médicaments, tandis que 60 % des infrastructures de l'enclave ont été endommagées ou détruites, selon les Nations unies.

Israël a été poursuivi devant la Cour Internationale de Justice (CIJ) pour crime de génocide. Un arrêt rendu en janvier a enjoint Tel-Aviv de mettre fin aux actes à caractère génocidaire et de prendre des mesures pour garantir l'acheminement de l'aide humanitaire à la population civile de la Bande de Gaza.

Lire aussi: Cessez-le-feu à Gaza: nouveau veto américain au Conseil de sécurité de l'ONU, indignation mondiale

SOURCE:TRT français et agences
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