EUROPE
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Nucléaire: la Finlande rejoint la dissuasion française
La Finlande a décidé de rejoindre le dispositif de “dissuasion avancée” français, selon une déclaration conjointe franco-finlandaise publiée lundi. C’est la fin de non-alignement de ce pays du Nord de l’Europe.
Nucléaire: la Finlande rejoint la dissuasion française
Le Premier ministre finlandais Petteri Orpo ce lundi lors du Sommet européen de l'Arctique à Rovani

Un groupe de pilotage nucléaire doit être mis en place "dans les prochains mois" pour engager la mise en œuvre de cette coopération franco-finlandaise.

Selon la déclaration, cette adhésion "constitue une étape importante pour la sécurité européenne et pour la coopération bilatérale" entre Paris et Helsinki.

Le président finlandais, Alexander Stubb, a estimé sur le réseau X que l’initiative française visait "avant tout à renforcer la sécurité européenne" et à "prévenir les escalades".

Ce concept avait été formulé par le président Emmanuel Macron le 2 mars, dans un discours sur la doctrine de dissuasion nucléaire prononcé à l’Île Longue, où il avait réaffirmé la dimension européenne des intérêts vitaux de la France. Le président français proposait le "parapluie nucléaire" français à d’autres pays européens. La France est le seul pays européen doté de l’arme atomique avec le Royaume-Uni.

Emmanuel Macron avait officialisé, dans ce discours d’une cinquantaine de minutes consacré à la dissuasion nucléaire, la mise en place progressive d’une nouvelle voie, la "dissuasion avancée", inscrivant la stratégie française dans l’espace européen, tout en réaffirmant la souveraineté absolue de Paris sur la décision ultime.

Un changement de politique pour la Finlande

Lors de ce discours, Macron avait affirmé que huit pays avaient accepté de s’associer à cette démarche de Paris: l’Allemagne, le Royaume-Uni, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, la Grèce, la Suède et le Danemark.

Leur participation concernerait "l’épaulement", c’est-à-dire l’alerte avancée, la défense aérienne et antimissile, et les capacités de frappe dans la profondeur.

Aux portes de la Russie, et partageant une frontière terrestre de 1 340 kilomètres avec celle-ci, Helsinki a toujours soigneusement choisi de rester sur une ligne non alignée, mais la guerre en Ukraine a remis en question ce positionnement. Elle a déjà fait un pas de géant vers le bloc atlantiste en rejoignant l’OTAN le 4 avril 2023, devenant le 31e membre de l’Alliance atlantique.

En juin, son Parlement a adopté une nouvelle législation levant l’interdiction totale des armes nucléaires dans le pays.

SOURCE:TRT français et agences