FRANCE
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5 novembre: colère des autorités après l’incendie d’un mannequin en forme de CRS à Strasbourg
Le ministre de l’Intérieur a fermement condamné l’incendie d’un mannequin à l’effigie d’un CRS lors des manifestations du 5 novembre à Strasbourg.
5 novembre: colère des autorités après l’incendie d’un mannequin en forme de CRS à Strasbourg
Des manifestants ont formé un cercle autour de la marionnette, pendant que d'autres y ont mis le feu

À Strasbourg, ce jeudi 5 novembre, une marionnette géante représentant un CRS a été brûlée durant la manifestation, qui a rassemblé de 10 000 à 26 000 personnes.

Cette grande structure, articulée à la manière d'une marionnette, a été fabriquée par les élèves de la Haute École des Arts du Rhin, selon Ici Alsace. Le CRS en carton mesurait plus de deux mètres de haut et a été porté pendant toute la manifestation.

À la fin du défilé, des manifestants ont formé un cercle autour de la marionnette, pendant que d'autres y ont mis le feu sous les applaudissements d'une partie de la foule.

La marionnette portait la mention "CRS SS" sur la poitrine et certains manifestants criaient "ACAB", ce qui signifie "tous les flics sont des salauds".

Colère des syndicats de police

Quelques heures plus tard, Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur, a demandé au préfet de saisir la justice. Le préfet du Bas-Rhin, Amaury de Saint-Quentin, a annoncé hier qu’il allait saisir la justice. Le représentant de l’État a condamné "avec la plus grande fermeté" cet acte "à l’encontre des hommes et des femmes qui s’engagent pour la sécurité de nos concitoyens", a-t-il indiqué dans un communiqué.

Les deux principaux syndicats policiers, Alliance et Unité SGP Police-Force, ont vivement réagi. "C'est une mise en scène de la haine et de la violence contre ceux qui portent l'uniforme", dénonce Alliance. Unité SGP Force Ouvrière condamne également la mise à feu de ce mannequin et dénonce la présence de l'insigne "SS" sur l'écusson, a écrit le syndicat dans un communiqué.

La grogne sociale en France, qui a débuté fin septembre avec la colère des lycéens, a été marquée par la violence de la réponse policière. C’est l’un des reproches les plus entendus parmi les lycéens et les étudiants notamment. Plus de 215 lycéens ont été blessés, deux élèves ont perdu une main et deux autres ont été éborgnés par l’utilisation d’armes intermédiaires comme les grenades assourdissantes ou les LBD.

SOURCE:TRT français et agences