La candidate à l'élection présidentielle commencerait par un décret ciblant dans une première étape les espaces publics dans "les universités, les sorties scolaires, les fédérations sportives (et) les bâtiments publics".
Marine Le Pen a détaillé son plan : la question du voile serait incluse dans un référendum "dont l'objectif (sera) de lutter contre les idéologies islamistes", englobant aussi "les moyens de lutter contre les financements, contre les mosquées radicales, contre les imams qui tiennent sur notre territoire des propos qui sont inadmissibles" et visant également à "interdire les Frères musulmans".
Un référendum se limitant à une question, on a du mal à concevoir quelle phrase pourrait résumer tous ces points. Les électeurs répondent par "oui" ou par "non" à une question claire.
Un référendum puis deux référendums
La cheffe de file du RN a expliqué que ce référendum ne serait pas organisé immédiatement après son élection, si elle est élue. Il viendrait après un premier référendum constitutionnel, tenu dès son arrivée à l'Élysée, destiné à permettre l'application de son programme sur l'immigration. Ce premier référendum ne serait cependant pas si facile puisqu’il faut la validation des deux chambres pour y arriver.
La Constitution française est supérieure au droit européen, elle pourrait donc être modifiée pour changer les règles de droit.
Le droit français distingue le voile qui laisse le visage découvert du voile intégral. Le foulard islamique n’est pas interdit de manière générale dans les rues, les commerces ou les transports.
Le ministère de l’Intérieur rappelle que chacun peut manifester sa religion dans l’espace public, sous réserve du respect des règles communes.






















