POLITIQUE
3 min de lecture
Le pétrole chute de plus de 2 dollars sur fond d’espoir de réouverture du détroit d’Ormuz
Les cours du pétrole ont reculé de plus de 2 dollars le baril mercredi, après la reprise des discussions entre l’Iran et Oman, qui ravive l’espoir d’une réouverture du détroit d’Ormuz et d’un assouplissement des contraintes sur les exportations.
Le pétrole chute de plus de 2 dollars sur fond d’espoir de réouverture du détroit d’Ormuz
Les prix du pétrole reculent de deux dollars le baril / reuters

À 04h47 GMT, le Brent reculait de 2,30 dollars, soit 2,6 %, à 86,28 dollars le baril, après avoir atteint plus tôt son plus bas niveau depuis le 13 août. Le West Texas Intermediate (WTI) américain cédait pour sa part 2,08 dollars, soit 2,53 %, à 80,29 dollars, après être tombé à son niveau le plus bas depuis le 10 août.

Les deux références avaient déjà perdu plus de 3 % mardi.

“Le marché continue de réagir aux développements concernant la navigation dans le détroit d’Ormuz, tandis que les espoirs de progrès dans les discussions entre l’Iran et Oman ont déclenché des ventes”, a expliqué Mitsuru Muraishi, analyste chez Fujitomi Securities cité par Reuters.

Il a toutefois estimé que l’incertitude entourant l’évolution de la situation avait favorisé des achats à bon compte, limitant ainsi le recul des cours. Selon lui, les prix devraient rester dans une fourchette relativement étroite à court terme.

L’Iran a annoncé avoir repris ses discussions avec Oman sur la gestion du trafic maritime dans le détroit, alors que Téhéran fait face à une pression économique accrue de la part du président américain Donald Trump.

En RelationTRT Français - L'économie iranienne mise à mal par la guerre, selon le président iranien Pezeshkian

Les deux pays négocient depuis plusieurs semaines de manière intermittente sur la gestion du trafic dans cette voie maritime stratégique, par laquelle transitait avant le début de la guerre américano-israélienne contre l’Iran, en février, environ un cinquième des cargaisons mondiales de pétrole et de gaz naturel liquéfié.

Mardi, Téhéran et Mascate ont annoncé avoir discuté de la mise en place d’un “couloir de navigation temporaire conjoint” à travers le détroit et être convenus de procéder à son déminage.

Malgré ces discussions, le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz reste limité. Selon les données préliminaires du traqueur maritime Kpler, seuls cinq navires de marchandises ont traversé le détroit mardi : deux transporteurs de gaz de pétrole liquéfié, un méthanier transportant du bitume à la sortie et deux navires de produits pétroliers à vide. Ce chiffre est à comparer à une moyenne de 15 navires sur les dix derniers jours et reste largement inférieur aux niveaux enregistrés avant la guerre.

Les négociations se poursuivent 

Les efforts diplomatiques visant à mettre fin au conflit se poursuivent également. Le Pakistan et l’Iran ont réalisé des “progrès significatifs” lors de discussions consacrées à la guerre américano-israélienne contre l’Iran et aux perspectives de paix, a déclaré mardi le ministre pakistanais de l’Intérieur à l’issue d’une visite à Téhéran.

Lundi, Washington a renforcé les sanctions destinées à priver l’Iran de ressources économiques, menaçant de sanctionner les pays qui continueraient à commercer avec Téhéran, tout en précisant qu’aucune sanction ne serait appliquée dans l’immédiat.

Aux États-Unis, l’American Petroleum Institute (API) a indiqué que les stocks de pétrole brut avaient augmenté d’environ 4,2 millions de barils au cours de la semaine terminée le 21 août, selon des sources proches du marché.

Les analystes interrogés par Reuters anticipaient en moyenne une hausse beaucoup plus limitée, de l’ordre de 600 000 barils.

Les données officielles de l’Energy Information Administration (EIA), l’organisme statistique du département américain de l’Énergie, sont attendues mercredi à 10h30, heure de l’Est (14h30 GMT).

En RelationTRT Français - Washington annonce “la plus grande offensive économique” contre l'Iran

 

SOURCE:TRT français et agences