Kigali a rejeté les sanctions du département d’État américain visant les Forces de défense rwandaises et quatre de ses officiers supérieurs, soulignant qu’elles "visaient injustement une seule partie". Le gouvernement rwandais a ajouté qu'une telle mesure "ne reflète pas la réalité et déforme les faits du conflit".
“Les attaques de drones et les offensives terrestres systématiques et aveugles constituent des violations flagrantes des accords de cessez-le-feu par la RDC et continuent de faire de nombreuses victimes. Protéger notre pays est un honneur que les Forces de défense rwandaises portent avec fierté”, souligne un communiqué du porte-parole du gouvernement rwandais.
Ce dernier accuse la RDC de violer les termes des accords de Washington, en ayant recours à une coalition comprenant “des mercenaires étrangers, des milices ethniques extrémistes soutenues par l'État (Wazalendo) et la milice génocidaire des FDLR qui combat aux côtés des FARDC”.
Du reste, le Rwanda se dit “ déterminé à respecter tous les aspects des Accords de Washington, y compris le cadre d’intégration économique régionale” et se “félicite de la reprise du processus de mise en œuvre, notamment du Comité conjoint de surveillance, qui exige une approche impartiale de la part de tous les partenaires”.
Une première
Lundi, le département américain du Trésor a imposé des sanctions contre les Forces de défense rwandaises et quatre de leurs hauts responsables, accusés de soutenir activement le groupe rebelle M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, malgré les dénégations du Rwanda. Parmi les officiers visés figure le chef d'état-major de l'armée, Vincent Nyakarundi.
C’est la première fois que Washington cible l’institution militaire rwandaise dans son ensemble, et non de simples individus. Kinshasa a exprimé sa "profonde reconnaissance aux États-Unis" dans un communiqué diffusé lundi soir, saluant la décision de Washington.
En décembre, Donald Trump a réuni les dirigeants du Rwanda et de la RDC pour signer un accord de paix, prédisant un "grand miracle". Mais quelques jours plus tard, le département d'État a relevé que le M23 avait pris la ville stratégique d'Uvira, dans la province orientale du Sud-Kivu, en RDC. L'initiative du M23 avait alors suscité l'ire de Washington.
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