FRANCE
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Bayrou durcit le ton face à l’Algérie qui rejette les “menaces et ultimatums” de Paris
L'Algérie "rejette catégoriquement les ultimatums et les menaces" de la France, a déclaré jeudi le ministère algérien des Affaires étrangères, après que Paris a menacé de remettre en cause les accords de 1968 qui accordent un statut particulier uniqu
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Bayrou durcit le ton face à l’Algérie qui rejette les “menaces et ultimatums” de Paris
Bayrou a affirmé que “tous les points des accords doivent être réexaminés. Ce n’est pas une escalade, mais on a accepté très longtemps que la situation actuelle perdure. Ça ne peut plus durer.” / AFP

La tension monte entre Paris et Alger. Dans un entretien accordé au Figaro, le Premier ministre François Bayrou a exprimé une fermeté inédite à l'égard des autorités algériennes, accusées de ne pas respecter leurs engagements en matière d'expulsions des ressortissants sous le coup d'une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF).

Ce différend ravive les tensions historiques et met en péril les accords bilatéraux.

La France avait menacé mercredi de remettre en cause ces accords facilitant les conditions de séjour, de circulation et d'emploi des Algériens, sur fond de tensions croissantes ravivées par un attentat à Mulhouse (est).

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Un ultimatum sans nom

Si Bayrou refuse d’employer le terme "ultimatum", la menace est bien présente : si l’Algérie ne respecte pas ses engagements, "l’accord sera dénoncé". En cause, le refus récurrent des autorités algériennes de délivrer les laissez-passer consulaires permettant l'expulsion de leurs ressortissants en situation irrégulière. 

L’affaire du meurtrier de Mulhouse, qui avait été présenté quatorze fois aux autorités algériennes avant de commettre un crime, a mis le feu aux poudres.

La France accorde aux ressortissants algériens des avantages spécifiques, notamment des facilités d’entrée sur le territoire et des règles assouplies en matière de regroupement familial. 

Pour Bayrou, la remise en question de ces privilèges est désormais sur la table : "Tous les points de ces accords doivent être réexaminés. Ça ne peut plus durer."

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Le cas Boualem Sansal

La question des visas est également sur la table, avec une volonté de coordonner les restrictions à l’échelle européenne. 

Autre point sensible : le versement de prestations sociales à des Algériens.

Bayrou a affirmé que “tous les points de ces accords doivent être réexaminés. Ce n’est pas une escalade, mais on a accepté très longtemps que la situation actuelle perdure. Ça ne peut plus durer.”

L’évocation de l’écrivain Boualem Sansal, détenu en Algérie, ajoute une dimension symbolique au bras de fer diplomatique. 

"Il a 80 ans, il est malade et subit des pressions inacceptables", rappelle Bayrou, pointant du doigt les atteintes aux libertés dans le pays.

Les autorités françaises espèrent une prise de conscience rapide du gouvernement algérien. 

"Les voies diplomatiques sont multiples et j’espère utiles", affirme Bayrou. Cependant, la fermeté affichée par Paris risque de tendre encore plus les relations avec Alger.