Municipales: Mélenchon fustige "l’armée des bras cassés" de la gauche hors-LFI

Le leader de La France insoumise a profité des résultats des élections municipales pour régler ses comptes et a dénoncé d’autres figures de la gauche, notamment Olivier Faure et Marine Tondelier.

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Mélenchon fustige "l’armée des bras cassés" de la gauche hors-LFI / Reuters

Sur son blog ce mardi 24 mars, Jean‑Luc Mélenchon a livré une diatribe sans concession contre des responsables de la gauche qui ne sont pas membres de LFI. À l’issue des élections municipales et des controverses narratives qui ont suivi à gauche, l’ancien candidat à la présidentielle publie son analyse des chiffres et y superpose une sévère charge contre ceux qui l’ont attaqué après des alliances locales avec son mouvement.

Olivier Faure et Marine Tondelier

Olivier Faure et Marine Tondelier sont au cœur de la cible. Le premier secrétaire du PS avait récemment affirmé que Mélenchon était "devenu le boulet de la gauche", tandis que la dirigeante des Verts l’avait accusé d’avoir "sabordé cette campagne". Mélenchon a répondu en des termes cinglants, estimant avoir "de la peine pour les socialistes et les Verts" et qualifiant Faure et Tondelier d’"impostures nocives". Selon lui, ils n’auraient jamais apporté de progrès à leurs organisations et les auraient au contraire saccagées.

Il décrit Olivier Faure comme “un dirigeant menant inéluctablement le PS à l’effacement”, et s’en prend tout autant à Marine Tondelier, qu’il critique pour son "orientation erratique", ses "déclarations insultantes" et ses résultats locaux jugés décevants, citant notamment l’échec d’Hénin‑Beaumont. Mélenchon rappelle, sans chercher à nuancer, ses reproches et brocarde les tentatives de certains de présenter la situation comme une faiblesse de LFI.

Il étend ensuite ses attaques à d’autres personnalités de la gauche. Il raille les pétitions pour l’union de la gauche lancées séparément par François Ruffin et Clémentine Autain, et s’en prend, sans la nommer, au député de la Somme, qu’il qualifie de "machiste picard" pour un propos tenu au sujet de Clémence Guetté. Il fustige enfin Raquel Garrido, ancienne membre de LFI, se réjouissant de sa non‑réélection sur une liste battue à Bagnolet, tout en omettant que la victoire locale est attribuée à un candidat soutenu par LFI et les écologistes.