POLITIQUE
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Législatives en Israël: Netanyahu en tête, mais sans majorité, le pays dans l’impasse politique
Les partis arabes pourraient détenir la clé des négociations pour former le prochain gouvernement.
Législatives en Israël: Netanyahu en tête, mais sans majorité, le pays dans l’impasse politique
Israël se trouve dans l'impasse politique / AFP

Au lendemain des élections législatives israéliennes, aucun bloc ne semble en mesure de réunir seul une majorité parlementaire. 

Les élections législatives en Israël n’ont pas permis de dégager de majorité claire, selon les résultats partiels publiés mercredi 28 octobre. Après le dépouillement de plus de 85 % des suffrages, le bloc de droite dirigé par Benjamin Netanyahu arrive en tête avec 53 sièges, contre 48 pour l’opposition menée par l’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot, mais reste loin des 61 sièges nécessaires pour contrôler la Knesset, le Parlement israélien qui en compte 120.

Les partis arabes, représentés notamment par la Liste commune et Ra’am, pourraient remporter ensemble 19 sièges, un niveau historique. Leur poids parlementaire pourrait s’avérer déterminant dans les tractations à venir, même si plusieurs formations juives ont exclu de coopérer avec eux.

Les résultats restent provisoires. Des centaines de milliers de bulletins spéciaux, notamment ceux de militaires, de diplomates et de personnes ayant voté hors de leur bureau habituel, doivent encore être comptabilisés. La répartition définitive des sièges pourrait donc évoluer.

Netanyahu et l’opposition revendiquent la possibilité de gouverner

Malgré l’absence de majorité, Benjamin Netanyahu et Gadi Eisenkot ont tous deux fait savoir qu’ils entendaient tenter de former le prochain gouvernement.

Le Likoud, dirigé par Netanyahu, demeure la première formation politique en nombre de voix et de sièges. Mais le recul de son bloc par rapport à la composition de la Knesset sortante complique la tâche du Premier ministre, qui doit composer avec ses partenaires de droite et ultraorthodoxes tout en recherchant d’éventuels soutiens supplémentaires.

Face à lui, Gadi Eisenkot a rassemblé plusieurs formations d’opposition autour de son parti Yashar. Son camp reste toutefois lui aussi sous le seuil de la majorité. La possibilité de former une coalition dépendra donc des alliances que les différents partis accepteront de nouer après la publication des résultats définitifs.

Les partis arabes pourraient théoriquement apporter les sièges manquants à une coalition opposée à Netanyahu. Mais cette option se heurte aux refus exprimés par plusieurs partenaires potentiels d’Eisenkot, qui ont exclu de gouverner avec la Liste commune ou Ra’am. Cette position limite les possibilités de l’opposition malgré le poids accru des partis arabes dans la nouvelle assemblée.

Le vote arabe au cœur du scrutin

Les formations arabes pourraient obtenir ensemble 19 sièges, un record qui reflète notamment une mobilisation importante de leurs électeurs. La participation globale a atteint environ 77,7 %, son niveau le plus élevé depuis 1999, selon les données provisoires rapportées par la presse israélienne.

La campagne s’est concentrée sur la sécurité, la responsabilité politique après les événements du 7 octobre 2023 et les guerres menées par Israël depuis cette date. La question de l’exemption du service militaire accordée à de nombreux hommes ultraorthodoxes a également occupé une place importante dans les débats.

La formation du prochain gouvernement pourrait prendre plusieurs semaines. Le président israélien Isaac Herzog devra consulter les représentants des partis après la publication des résultats officiels afin de désigner la personnalité la mieux placée pour tenter de former une coalition.

SOURCE:TRT français et agences