Donald Trump a fait le déplacement et devrait être accueilli vers 17 h 00, heure locale, par le président français en personne. Le président américain arrive avec, dans sa poche, cet accord de paix avec l'Iran qui devrait rassurer ses homologues.
Le programme, qui devait initialement se concentrer sur les problèmes économiques et la désindustrialisation, sera sans doute en partie consacré aux conséquences de la guerre lancée contre l'Iran par les États-Unis et Israël.
Mardi, un déjeuner de travail est organisé avec les pays membres (Allemagne, Canada, France, États-Unis, Italie, Japon et Royaume-Uni), en présence de l'Égypte, des Émirats arabes unis et du Qatar. L'accord tout juste signé sera sans aucun doute sur toutes les lèvres.
D'ailleurs, Emmanuel Macron a promis de tout faire avec ses partenaires "pour qu'il n'y ait pas de péage" iranien dans le stratégique détroit d'Ormuz, lors d'un entretien accordé à TF1.
Cet accord prévoit la réouverture du détroit, mais les modalités n'ont pas été rendues publiques. Si le blocus des ports iraniens a été levé, la réouverture du détroit stratégique d'Ormuz, par où transite un cinquième de la production mondiale d'hydrocarbures, prendra du temps. Certains estiment qu'elle interviendra après la signature officielle de l'accord, le 19 juin, en Suisse.
"Nous, on défend le droit international et on va tout faire, en effet, pour qu'il n'y ait pas de péage" dans ce détroit, a martelé le président français.
"Déjà, la priorité, c'est de le rouvrir, c'est de faire sortir les centaines de bateaux, de porte-conteneurs, de tankers (...), les équipages (...)", a-t-il déclaré.
Coup de pression de Donald Trump
Pas encore arrivé, le président américain a déjà menacé la France de taxes sur le vin. Les "tariffs" sont son outil préféré, aime-t-il rappeler. Il souhaite que Paris ne lève pas une taxe frappant les revenus des groupes technologiques, dont Apple, Google ou encore Meta.
Emmanuel Macron a répondu sur un ton diplomatique, disant espérer que Donald Trump restera "jusqu'au bout" du sommet prévu mercredi. L'année dernière, au Canada, le président américain avait quitté le sommet avant son terme.
Le Charles-de-Gaulle à la rescousse
En attendant l'arrivée du milliardaire républicain, Emmanuel Macron a proposé de déclencher au plus vite la mission internationale préparée par Londres et Paris pour sécuriser le détroit d'Ormuz afin que sa réouverture "puisse se faire de manière pacifique et qu'elle dure".

Il a assuré que le porte-avions français Charles-de-Gaulle "peut être déployé dans les deux ou trois jours" dans le détroit d'Ormuz si l'accord est bien confirmé.
Pour l'heure, la priorité est qu'il y ait "un accord solide et sérieux qui soit finalisé" entre Washington et Téhéran, a estimé le président français.
Après la signature de l'accord, une période de négociations va s'ouvrir afin de décider notamment de l'avenir du programme nucléaire iranien.
Le président français estime que le stock d'uranium hautement enrichi présent en Iran doit être neutralisé sous la supervision de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
S'agissant des 450 kg d'uranium enrichi à 60 %, un seuil proche du taux de 90 % nécessaire à la fabrication d'une bombe nucléaire, "soit il faut le sortir, soit le diluer", a-t-il affirmé, alors que circulent des informations sur la possibilité que ce stock soit entièrement dilué en Iran.
Il s'agit du dernier G7 d'Emmanuel Macron et il a sans doute à cœur de marquer les esprits sur le plan international. Le président français espère ainsi obtenir de Donald Trump qu'il exerce davantage de "pression" sur la Russie afin de favoriser des négociations avec l'Ukraine autour de la table, en présence des Européens.





















