La Türkiye et 7 pays mettent en garde contre le projet de loi israélien sur la peine de mort
Huit pays arabes et musulmans dénoncent une discrimination et appellent à la retenue et à la responsabilisation.
Ce jeudi, les ministres des Affaires étrangères de huit pays ont averti qu'un projet de loi israélien instaurant la peine de mort pour les détenus palestiniens pourrait aggraver les tensions régionales.
Dans une déclaration commune, les ministres de Türkiye , d'Égypte, d'Indonésie, de Jordanie, du Pakistan, du Qatar, d'Arabie saoudite et des Émirats arabes unis ont dénoncé ce projet de loi, soulignant qu'il réserverait la peine de mort'aux seuls prisonniers palestiniens.
"Les ministres ont souligné que cette législation constitue une escalade dangereuse, notamment en raison de son application discriminatoire aux prisonniers palestiniens", indique la déclaration, ajoutant que de telles mesures risquent d'"exacerber davantage les tensions et de déstabiliser la région".
Les ministres ont affirmé que les pratiques israéliennes de plus en plus discriminatoires risquent d'ancrer "un système d'apartheid" et de promouvoir "un discours de rejet qui nie les droits inaliénables et l'existence même du peuple palestinien" dans le territoire palestinien occupé.
Ils ont également exprimé leur vive préoccupation quant aux conditions de détention, évoquant des "informations crédibles faisant état d’abus continus, notamment de torture, de traitements inhumains et dégradants, de famine et de violation des droits fondamentaux".
"Ces pratiques s’inscrivent dans un contexte plus large de violations des droits du peuple palestinien", indique le communiqué.
Les ministres ont réaffirmé leur opposition à ce qu’ils ont qualifié de "politiques israéliennes racialement discriminatoires, oppressives et agressives visant les Palestiniens" et ont appelé à la retenue.
Ils ont souligné "l’urgence de s’abstenir de toute mesure imposée par la puissance occupante susceptible d’exacerber les tensions", insistant sur la nécessité de rendre des comptes et de renforcer les efforts internationaux pour maintenir la stabilité et prévenir toute nouvelle détérioration de la situation.