Colère des agriculteurs: 52 militants de la Confédération paysanne placés en garde à vue à Paris
Cinquante-deux militants de la Confédération paysanne ont été placés en garde à vue mercredi, après avoir pénétré dans une annexe du ministère de l’Agriculture à Paris, a indiqué la préfecture de police.
Les faits se sont déroulés vers 16h30 dans un bâtiment de la Direction générale de la performance économique et environnementale des entreprises (DGPE), situé dans le 7ᵉ arrondissement, à proximité immédiate du ministère de l’Agriculture. Selon la préfecture, une cinquantaine de personnes sont entrées dans les locaux et y ont déployé des banderoles.
À 21h30, 52 personnes étaient en garde à vue, selon la Confédération paysanne. Parmi elles figurent trois porte-paroles nationaux du syndicat agricole — Fanny Metrat, Thomas Gibert et Stéphane Galais — ainsi que Jean-Yves Tarcy, président de la chambre d’agriculture de Guyane, et Morgan Ody, coordinatrice générale de La Via Campesina.
Un représentant du ministère de l’Agriculture a déposé plainte, a précisé la préfecture de police. Les forces de l’ordre ont procédé à l’évacuation du bâtiment sans incident.
Dans un communiqué diffusé mercredi soir, la Confédération paysanne indique que l’action visait à attirer l’attention sur la gestion de la crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire bovine, sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur, ainsi que sur les aides agricoles destinées aux départements et régions d’outre-mer, notamment le dispositif POSEI.
La préfecture de police a rappelé que le préfet de police se disait “attaché au dialogue”, tout en soulignant qu’”aucun trouble à l’ordre public ne saurait être toléré dans le cadre d’actions revendicatives”.
La Confédération paysanne a par ailleurs indiqué que près de 150 agriculteurs venus de différentes régions, dont une délégation des territoires d’outre-mer, ont participé à cette action.