La consommation de carburants a baissé pendant la crise liée au blocus du détroit d'Ormuz et à la guerre lancée contre l'Iran: -11 % en avril et -14 % en mai 2026.
S'exprimant sur RTL, le ministre des Comptes publics a confirmé cette tendance: les Français ont moins consommé pendant la hausse des prix des carburants. Cette hausse des prix, provoquée notamment par les tensions au Moyen-Orient, n'avait "rien rapporté" à l'État. Selon lui, l'augmentation des prix a conduit les consommateurs à réduire leurs achats d'essence et de diesel, entraînant une baisse des volumes vendus et, par conséquent, des recettes fiscales.
David Amiel a également précisé que les aides accordées aux ménages et aux entreprises depuis le début de la crise énergétique se sont élevées à 1,4 milliard d'euros. Il a souligné que ce montant demeure largement inférieur aux dispositifs exceptionnels mis en place en 2022 et 2023 après le déclenchement de la guerre en Ukraine.
Pour rappel, le gouvernement a refusé de baisser la taxe sur les carburants, rappelant les difficultés budgétaires de la France. L'exécutif a choisi de privilégier des aides ciblées par secteur.
Parallèlement, une mission d'information parlementaire a été lancée afin d'évaluer les conséquences de la hausse des prix des carburants sur les finances publiques et d'examiner les marges réalisées par les entreprises pétrolières.
À la veille d'un comité d'alerte sur les finances publiques, le ministre a indiqué que le gouvernement présenterait "un cap" budgétaire sans annoncer de nouvelles mesures d'économies immédiates, dans un contexte où l'exécutif entend maintenir l'objectif d'un déficit public limité à 5 % du produit intérieur brut (PIB).



















