FRANCE
2 min de lecture
Les Français ont moins roulé durant la crise énergétique
Les recettes fiscales liées aux carburants ont diminué de 80 millions d'euros entre janvier et juin 2026 par rapport à la même période de l'année précédente, malgré la flambée des prix à la pompe, a annoncé le ministre français des Comptes publics.
Les Français ont moins roulé durant la crise énergétique
Pendant la crise énergétique les prix à la pompe ont dépassé les deux euros le litre

La consommation de carburants a baissé pendant la crise liée au blocus du détroit d'Ormuz et à la guerre lancée contre l'Iran: -11 % en avril et -14 % en mai 2026.

S'exprimant sur RTL, le ministre des Comptes publics a confirmé cette tendance: les Français ont moins consommé pendant la hausse des prix des carburants. Cette hausse des prix, provoquée notamment par les tensions au Moyen-Orient, n'avait "rien rapporté" à l'État. Selon lui, l'augmentation des prix a conduit les consommateurs à réduire leurs achats d'essence et de diesel, entraînant une baisse des volumes vendus et, par conséquent, des recettes fiscales.

David Amiel a également précisé que les aides accordées aux ménages et aux entreprises depuis le début de la crise énergétique se sont élevées à 1,4 milliard d'euros. Il a souligné que ce montant demeure largement inférieur aux dispositifs exceptionnels mis en place en 2022 et 2023 après le déclenchement de la guerre en Ukraine.

Pour rappel, le gouvernement a refusé de baisser la taxe sur les carburants, rappelant les difficultés budgétaires de la France. L'exécutif a choisi de privilégier des aides ciblées par secteur.

Parallèlement, une mission d'information parlementaire a été lancée afin d'évaluer les conséquences de la hausse des prix des carburants sur les finances publiques et d'examiner les marges réalisées par les entreprises pétrolières.

À la veille d'un comité d'alerte sur les finances publiques, le ministre a indiqué que le gouvernement présenterait "un cap" budgétaire sans annoncer de nouvelles mesures d'économies immédiates, dans un contexte où l'exécutif entend maintenir l'objectif d'un déficit public limité à 5 % du produit intérieur brut (PIB).

SOURCE:TRT français et agences