La manifestation du « Comité du 9 mai », qui rassemble chaque année des militants d’ultra-droite de toute l’Europe, a été interdite à Paris par la Préfecture de police. La manifestation organisée chaque année rend hommage au militant d’extrême droite Sébastien Deyzieu, mort en 1994 après être tombé d’un toit où il avait grimpé pour échapper à la police.
En réaction, plusieurs appels aux manifestations antifascistes avaient été lancés pour le vendredi 8 et le samedi 9 mai avec le mot d’ordre "Pas de nazis dans Paris", le rendez-vous était donné place du Panthéon.
La Préfecture craignait les débordements et les violences, car la manifestation du Comité du 9 mai devait également accueillir des militants d’extrême droite de toute l’Europe, notamment de la Hongrie, de l’Allemagne, de l’Autriche, de l’Espagne et de l’Italie.

Le Comité du 9 mai déclare être confiant sur son compte X : "En 2024 et en 2025, la Justice avait balayé l’arrêté de la Préfecture de police. Cette année encore, nous n’avons aucun doute sur le fait que le tribunal nous donnera raison."
Une manifestation aux accents néo-nazis
L’année dernière, des participants avaient défilé en levant le bras droit, en rappel du salut nazi, il avait été observé des symboles nazis sur des tee-shirts, des tatouages de croix gammées. De nombreuses personnes avaient également défilé en masquant leur visage.
Le « Comité du 9 mai » a déjà annoncé un recours auprès du tribunal administratif de Paris.
La crainte d’une confrontation avec l’extrême gauche
L’arrêté de la Préfecture rappelle, pour justifier son interdiction, la mort du militant d’extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon en février. "La manifestation s’inscrit dans un contexte politique tendu et très polarisé", détaille cet arrêté signé par le préfet de police de Paris Patrice Faure.
L’annonce en parallèle de contre-manifestations de la gauche pouvait en effet laisser craindre des affrontements. Malgré les déclarations de l’extrême droite, la violence en politique est largement due à ces mouvements identitaires et néo-nazis.
Une recrudescence de la violence politique est notée depuis 2022 en France, souvent attribuée à des groupuscules d'ultra-droite et d'ultra-gauche. Les violences idéologiques causant des décès sont majoritairement le fait de l'extrême droite, tandis que l'ultra-gauche se caractérise plus par des atteintes aux biens.














