UE : "large majorité" pour la répartition des demandeurs d'asile
Les membres de l'UE et de l'espace Schengen sont invités à s'engager à des relocalisations de demandeurs d'asile depuis les Etats de première entrée, ou à apporter à ces pays une contribution financière ou en moyens humains par exemple.
UE : "large majorité" pour la répartition des demandeurs d'asile (Getty Images)

Une "large majorité" de pays européens est favorable à une proposition française prévoyant que les Etats s'engagent à accueillir des demandeurs d'asile depuis les pays méditerranéens sous pression, ou à défaut à contribuer financièrement, s'est félicité vendredi le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

"Avancée majeure au conseil des ministres de l'Intérieur sur le Pacte asile et migrations: soutien d'une large majorité à deux règlements pour renforcer la protection des frontières de l'UE et d'un mécanisme de solidarité pour aider les Etats membres sous forte pression", a tweeté le ministre français.

"Dans les prochains jours, la présidence française (de l'UE) et la Commission organiseront une réunion de la plateforme de solidarité créée à la demande d'Emmanuel Macron pour donner une traduction concrète à cet accord historique", a-t-il ajouté.

La proposition soumise aux ministres européens de l'Intérieur, réunis vendredi à Luxembourg, prévoit un "mécanisme de solidarité" d'une durée d'un an renouvelable, selon le projet de déclaration politique vu par l'AFP.

Les membres de l'UE et de l'espace Schengen sont invités à s'engager à des relocalisations de demandeurs d'asile depuis les Etats de première entrée, ou à apporter à ces pays une contribution financière ou en moyens humains par exemple.

Le texte prévoit qu'une quantité annuelle de relocalisations soit fixée. Pour la première année, l'objectif est de 10.000, selon plusieurs sources européennes.

Selon Gérald Darmanin, "plus d'une dizaine de pays" sont prêts à accueillir des demandeurs d'asile dans le cadre de relocalisations. La France et l'Allemagne ont déjà indiqué qu'elles en faisaient partie.

La proposition française vise à débloquer l'épineuse réforme de la politique migratoire, qui bute sur les divisions entre Européens depuis la crise de 2015.

AFP