Tchad: retour des dirigeants des groupes politico-militaires après un exil de plusieurs années
Les dirigeants des groupes politico-militaires signataires de l'accord de paix de Doha ont regagné samedi soir la capitale tchadienne N'djamena en provenance du Qatar.
Tchad: retour des dirigeants des groupes politico-militaires après un exil de plusieurs années (Reuters)

Ils sont retournés au bercail à bord d’”un avion spécial mis à leur disposition par l'État du Qatar”, médiateur des négociations de Doha, a souligné le journal tchadien "Alwihda Info".

Certains de ces dirigeants des mouvements politico-militaires regagnent le Tchad pour la première fois après plusieurs années d'exil.

Pour rappel, le gouvernement tchadien de transition et une trentaine des factions rebelles ont signé un accord le 8 août à Doha, au Qatar, permettant de lancer des pourparlers de paix.

18 mouvements rebelles n’ont pas signé cet accord de paix.

En accueillant les dirigeants politico-militaires samedi à Ndjamena, le ministre des Affaires étrangères du Tchad, Cherif Mahamat Zene, a relevé qu’”il n'est pas encore trop tard pour ceux qui n'ont pas signé l'accord d'être présents” au grand rendez-vous du dialogue national prévu le 20 août courant.

“Cet accord a le mérite de permettre à tous ceux qui l'ont choisi de revenir au pays pour participer aux côtés des autres au dialogue. L'objectif est de refonder l'État tchadien pour qu'il soit véritablement démocratique, où chaque Tchadien puisse occuper valablement sa place et jouer pleinement son rôle”, a affirmé Cherif Mahamat Zene.

C’est depuis le 13 mars que divers acteurs tchadiens négocient sous l’égide du Qatar, pour mettre fin à des décennies d’instabilité dans ce pays de seize millions d’habitants qui a connu plusieurs coups d’Etat.

L'accord conclu prévoit, entre autres, un cessez-le-feu général, la mise en place d'un programme de désarmement, démobilisation et réinsertion, l'adoption et l'application d'une loi d'amnistie ainsi que la libération réciproque des prisonniers de guerre.

Les mouvements politico-militaires signataires de cet accord s'engagent aussi à n'entreprendre aucune intrusion, action armée ou attaque de quelle nature que ce soit contre le gouvernement de transition. L'accord a mentionné la tenue dans les meilleurs délais à N'djamena du dialogue national inclusif dont les résolutions seront contraignantes.

AA