L’Irak se prépare pour la visite "historique" du président Erdogan à Bagdad
L'Irak se mobilise en prévision de la visite "historique" du président Erdogan à Bagdad, prévue après le mois sacré du Ramadan. Cette étape marque un tournant significatif dans les relations bilatérales entre les deux pays.
L’Irak se prépare pour la visite "historique" du président Erdogan à Bagdad / Photo: AFP (AFP)

Un communiqué conjoint, publié jeudi suite à une réunion de sécurité à Bagdad entre le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, son homologue irakien, Fuad Hussein, et leurs délégations, a confirmé l'engagement des deux nations à assurer le succès de cette visite majeure.

La Turquie a accueilli avec satisfaction la décision du Conseil National de Sécurité irakien de classer le PKK comme organisation terroriste interdite sur son territoire, reflétant ainsi une convergence de vues sur la nécessité de lutter contre le terrorisme.

Les discussions ont également porté sur les stratégies à adopter contre le PKK et ses affiliés, qui utilisent l'Irak comme base pour leurs opérations contre la Turquie. Ce dialogue s'inscrit dans la continuité des échanges initiés lors de précédentes rencontres à Ankara en décembre dernier.

Il a été convenu d'intensifier les efforts pour rédiger un mémorandum d'entente visant à établir un cadre structurel couvrant divers domaines de coopération entre les deux pays, afin de faciliter les mécanismes de contact réguliers.

La délégation turque se composait du ministre de la Défense nationale, Yasar Guler, le chef de l'Organisation Nationale du Renseignement, Ibrahim Kalin, et le vice-ministre de l'Intérieur, Munir Karaloglu.

Pour approfondir leur collaboration, les deux parties ont convenu de la création de comités conjoints axés sur la lutte antiterroriste, le commerce, l'agriculture, l'énergie, l'eau, la santé et les transports, renforçant ainsi leur relation bilatérale.

L'importance de l'unité politique, de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Irak a été réaffirmée, tout comme la nécessité de reconnaître la menace que le PKK représente pour la sécurité des deux nations. La présence de ce groupe sur le sol irakien a été qualifiée de violation de la constitution irakienne.

Les discussions ont également abordé les défis régionaux, notamment la situation à Gaza, qualifiée de "massacre s'apparentant à un génocide". Les deux pays ont exprimé leur ferme soutien à la cause palestinienne.

Cette initiative marque une étape décisive, l'Irak ayant pour la première fois officiellement désigné le PKK comme une "organisation interdite" et reconnaissant ainsi la menace commune que représente ce groupe terroriste.

AA