Le Qatar et le Bahreïn annoncent le rétablissement des liens diplomatiques
Bahreïn et le Qatar ont annoncé mercredi en fin de journée le rétablissement de leurs relations diplomatiques, mettant ainsi fin à leur longue querelle.
Le Qatar et le Bahreïn annoncent le rétablissement des liens diplomatiques / Photo: Reuters (Reuters)

L'accord sur la réconciliation a été conclu lors de discussions au siège du Conseil de coopération du Golfe en Arabie saoudite, a déclaré le ministère des Affaires étrangères du Qatar.

Les deux parties "ont décidé de rétablir les relations diplomatiques bilatérales conformément aux principes de la charte des Nations unies", selon le communiqué du ministère des Affaires étrangères qatari.

"Cette mesure découle de la volonté mutuelle de développer les relations bilatérales et de renforcer l'unité et l'intégration du Golfe", a noté le communiqué.

Le ministère des Affaires étrangères de Bahreïn a publié une déclaration similaire, a rapporté l'agence de presse nationale.

Bahreïn, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l'Egypte avaient coupé leurs liens avec le Qatar en 2017, l'accusant de soutenir des organisations extrémistes dans la région.

En janvier 2021, les pays du Golfe ont signé un accord de réconciliation à Al-Ula en Arabie saoudite, mais les deux voisins sont restés divisés.

Les trois autres Etats ont déjà renoué leurs relations, bien que les Emirats arabes unis et le Qatar n'aient pas encore rouvert leurs ambassades.

Les représentants des Emirats arabes unis et du Qatar ont tenu leur dernière réunion de réconciliation la semaine dernière.

Les relations entre le Qatar et Bahreïn ont été plus difficiles à apaiser en raison de questions épineuses, notamment concernant leur frontière maritime. Les deux parties s'accusent régulièrement de détenir illégalement des pêcheurs de l'autre pays.

Cette réconciliation intervient dans un contexte d'efforts diplomatiques régionaux visant à résoudre les crises dans la région, notamment après la reprise en mars des relations entre l'Arabie saoudite et l'Iran.

AFP