Erdogan appelle à une gestion du corridor céréalier en faveur des pays les moins développés
Le président Turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à une gestion du corridor céréalier en faveur des pays les moins développés, affirmant avoir évoqué la question avec son homologue russe Vladimir Poutine, lors des travaux du sommet de l'OCS.
Erdogan appelle à une gestion du corridor céréalier en faveur des pays les moins développés (Others)

Dans une interview accordée à des journalistes à l’issue de sa participation au sommet de l’Organisation de la coopération de Shanghai, le président Erdogan a indiqué que la question du corridor a été l’un des plus importants sujets abordés pendant le sommet.

“Le corridor céréalier devrait être dirigé vers les pays moins développés plutôt que vers les pays en développement. C'est le rôle principal que nous jouons ici. M. Poutine accorde également beaucoup d’importance à cette question”, a-t-il souligné.

Eu égard à sa participation de au sommet de l’OCS, le président Erdogan a rappelé que la Turquie est partenaire de dialogue de l’organisation depuis 2012, saluant les avancées considérables réalisées dans les domaines de la sécurité, de l'économie et du commerce.

A ce propos, le président turc a annoncé que l’objectif ultime était l’adhésion à l’OCS en tant que membre à part entière. “L’étape suivante est celle qui portera le processus vers un niveau plus avancé. Cette étape viendra peut-être à l'ordre du jour pendant les pourparlers en Inde, qui sera l'hôte de la prochaine organisation. Notre objectif est de devenir membre.’’

Le président turc a, en outre, passé en revue les questions évoquées lors des travaux du sommet, notamment l'importance de la coopération dans la lutte contre l'inflation mondiale. “Ce sommet a été une occasion importante de souligner les priorités de notre pays et d'exprimer les contributions que nous pouvons apporter sur des questions fondamentales concernant l'organisation”, a-t-il relevé.

Evoquant les entretiens qu’il a eus avec les leaders des pays de l’OCS durant le sommet, le président Erdogan s’est félicité de la qualité des réunions bilatérales fructueuses qu’il a eues avec les présidents de l'Azerbaïdjan, de la Chine, de la Mongolie, de l'Ouzbékistan, de la Russie et de l'Iran, et des premiers ministres du Pakistan et de l'Inde.

Répondant à la question de savoir si la participation de la Turquie au sommet de l’OCS constituait un “changement d'axe”, Erdogan a précisé que les pays membres de l’organisation avait accueilli favorablement les efforts de la Turquie dans la “la réduction des tensions”’ dans le monde, et en particulier dans la guerre russo-ukrainienne.

“Malheureusement, a-t-il poursuivi, personne ne se pose véritablement la question de savoir ce que nous pouvons faire pour résoudre le problème (...). La Turquie a apporté la réponse nécessaire à chacun d'entre eux, à la fois à l'Occident et surtout aux Etats-Unis, non seulement avec les initiatives que nous avons prises mais aussi la politique d'équilibre que nous avons maintenue depuis le tout début.’’

Interrogé sur les récents affrontements entre les forces azerbaïdjanaises et arméniennes, Erdogan a réitéré son soutien à l’Azerbaïdjan et appelé l’Arménie à ''renoncer à ses provocations’’ afin d’assurer la ‘’paix et la normalisation’’ dans la région.

Le président turc a, par ailleurs, appelé les pays de la région à apporter un “soutien inconditionnel et fort à l'intégrité territoriale de l'Azerbaïdjan”.

Le président turc est, par ailleurs, revenu sur l’évolution des travaux autour la centrale nucléaire d’Akkuyu, assurant qu’un accord avait été conclu avec la Russie et que l’inauguration était prévue pour 2023.

TRT Francais