Des partisans du parti lié au PKK attaquent des observateurs des urnes à Bruxelles
En mars, le PKK a fait part de son intention de soutenir Kemal Kilicdaroglu, président du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), comme candidat aux élections présidentielles.
Des turcs résidant à l'étranger votent pour élire leur président. Photo: AA (Others)

Un groupe de partisans du parti lié au PKK sont impliqués dans des violences parmi les observateurs des urnes à Bruxelles, lors du vote pour le second tour de l'élection présidentielle de Turquie.

L'incident s'est produit vers 21h00 heure locale (19h00 GMT) à Brussels Expo, où des observateurs d'un groupe lié au parti Yesil Sol (YSP) ont attaqué verbalement et physiquement leurs homologues de l'Alliance du Peuple.

L'un des électeurs blessés, frappé à la tête avec une barre de fer, a été transporté à l'hôpital.

La police a été dépêchée sur les lieux et les entrées du bâtiment où le vote a eu lieu ont été fermées.

Plus tôt ce mois-ci, des partisans de l’organisation terroriste PKK ont attaqué des électeurs de la diaspora turque à Marseille en France.

Au cours de sa campagne de terreur de plus de 35 ans contre la Turquie, le PKK - classé comme organisation terroriste par la Turquie, les États-Unis et l'Union européenne - a été responsable de la mort de plus de 40 000 personnes, dont des femmes et des enfants.

En mars, le PKK a fait part de son intention de soutenir Kemal Kilicdaroglu, président du principal parti d'opposition, le Parti républicain du peuple (CHP), comme candidat aux élections présidentielles.

Plus de 1,7 million d'expatriés turcs ont voté au premier tour des élections dans les missions diplomatiques à l’étranger et dans les portes douanières.

Des millions d'électeurs se sont rendus aux urnes le 14 mai pour élire le prochain président du pays et les membres de son parlement de 600 sièges.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a terminé en tête au premier tour avec 49,52 % des voix, suivi de Kilicdaroglu avec 44,88 %.

La Turquie organisera un second tour dimanche pour élire le président après qu'aucun candidat n'ait remporté la majorité absolue lors du scrutin du 14 mai.

AA