France: entretien avec Bernard Kossoko, candidat aux élections législatives

France: entretien avec Bernard Kossoko, candidat aux élections législatives

Entretien avec Bernard Kossoko, candidat aux législatives dans la 8ème circonscription des Yvelines (78).
France: entretien avec Bernard Kossoko, candidat aux élections législatives (Facebook/Sophie Bellec)

Les élections législatives en France ont lieu dans quelques jours, les 12 et 19 juin. Depuis 2002, elles viennent conforter le président élu quelques mois plus tôt. Alors que l’opposition incarnée par Marine Le Pen semble se résigner à cela, Jean-Luc Mélenchon, qui a réussi à unir la gauche autour de l’alliance politique « NUPES », espère avoir une majorité de députés afin de rééditer le scénario d’une cohabitation politique avec le président Emmanuel Macron.

Loin de ces calculs politiques et ces scénarios écrits d’avance, quel peut être l’intérêt d’une candidature autonome aux législatives ? Pour y répondre, nous sommes allés à la rencontre de Bernard Kossoko, candidat sans étiquette dans la 8ème circonscription des Yvelines (78) en Île de France.

1) Bernard Kossoko, en tant qu'homme politique et citoyen actif, vous avez plusieurs mandats et engagements. Pouvez-vous nous les présenter ainsi que votre suppléante Sabah Elasri ?

J’ai 52 ans et je suis cadre dans le logement social. En tant que responsable patrimoine et cadre de vie, je gère au moins 1500 logements répartis sur 5 communes des Yvelines. Je suis également second adjoint au maire à Mantes-la-Ville, en charge du commerce, du développement économique et de l'artisanat.

Ma suppléante Sabah Elasri est assistante familiale et travaille pour le département des Hauts-de-Seine. Elle est également conseillère municipale et élue communautaire au sein du GPS&O (Grand Paris Seine et Oise). En parallèle, elle est aussi présidente de l'association des papillons de l'ombre qui vient en aide aux métiers d’assistants familiaux dans le but d'avoir une meilleure reconnaissance et surtout de pouvoir nationaliser ce métier qui aujourd'hui dépend des départements.

2) À la lumière de votre engagement actif au sein du Mantois (78), quelles sont les motivations principales qui vous ont poussé à vous présenter aux élections législatives ?

Les motivations sont de plusieurs ordres notamment la volonté et l'ambition de pousser plus haut les besoins et les revendications qui concernent les habitants du Mantois Vexin, de la 8ème circonscription des Yvelines, qui englobe 22 communes aussi bien urbaines que rurales.

Mes parcours associatif, professionnel et en tant qu'élu font que j'ai décidé d'être candidat de cette circonscription sans étiquette et en toute autonomie. Je veux être libre de mes paroles et je désire vraiment parler à l'ensemble de ceux qui ne se reconnaissent plus dans ce que la politique nous propose.

3) L'économie, l’environnement, le social et la santé sont au cœur de votre programme, quel rôle peut jouer un député pour promouvoir ces thématiques dans sa circonscription ?

Un député joue de son réseau et de son influence pour mettre en avant sa circonscription. Il doit faire en sorte que les entreprises locales restent et que de nouvelles viennent s'installer. Ce sera donc un axe principal de ma feuille de route. Il faut rappeler qu’un député ne développe pas d'action localement.

Tout d’abord, il prend en considération les problématiques locales, les forces et les faiblesses des acteurs locaux. Ensuite, il porte ces problématiques devant les commissions de travail qui élaborent les lois. Le député peut même travailler sur l'élaboration d'une loi en particulier comme, par exemple, celle d'uniformiser la prise en charge de l'enfance placée (ASE, Itep ou IME).

4) En quelques mots, de quelle manière votre candidature se distingue-t-elle des autres candidats de la circonscription ?

Ma candidature est celle d'un candidat qui a toujours mis en avant son autonomie dans toutes les campagnes électorales dans lesquelles il s’est engagé. Par ailleurs, je suis un élu de terrain, c'est ce qui me caractérise. Il faut rappeler qu’on peut être sur le terrain mais ne pas être du terrain.

De mon côté, je suis au contact régulier des habitants de ma ville (Mantes-la-Ville) et de mes locataires dans le cadre professionnel. À titre d’exemple, ils ont tous mon numéro et je réponds aussi bien la semaine que le week-end. Une candidature autonome permet de travailler en toute liberté sur les sujets de fond. Il est important de ne pas avoir à suivre, sans réfléchir, les directives d’un parti. Le travail parlementaire sera certes plus difficile mais il sera plus droit, sérieux et honnête.

5) Une dernière question, quel est votre regard sur la campagne des législatives au niveau national ?

Je m'informe de temps à autre et je constate que le débat est confisqué par les grands partis politiques. J'estime, qu'à mon niveau si je suis élu, il est important de défendre les problématiques et les intérêts de ma circonscription à travers des commissions bien ciblées. Il est hors de question de venir en circonscription défendre les intérêts de Paris, c’est un des nombreux engagements clairs que je prends devant les citoyens de ma circonscription.

Entretien réalisé le 07/06/2022 par Jamel El Hamri.

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