Zelensky à Kherson, Stoltenberg averti sur les mois "difficiles" à venir / Photo: Reuters (Reuters)

"C'est important d'être ici (...) pour que les gens sentent que ce ne sont pas que des paroles et des promesses, mais qu'on revient vraiment et qu'on brandit vraiment notre drapeau", a souligné M. Zelensky dans une courte vidéo publiée sur les réseaux sociaux.

Comme les autres responsables civils et militaires présents, il a chanté l'hymne national au moment de la montée du drapeau ukrainien devant le bâtiment de l'administration régionale dans le centre de Kherson.

"Nos ennemis périront, comme la rosée au soleil, et nous aussi, frères, allons gouverner, dans notre pays. Pour notre liberté, nous donnerons nos âmes et nos corps", entonnaient-ils.

Selon des photos publiées sur son compte Telegram, le dirigeant ukrainien s'est également promené en tenue militaire dans les rues de la ville, entouré de gardes du corps lourdement armés, sans toutefois porter lui-même de casque ni de gilet pare-balle.

"Gloire à l'Ukraine!", lui ont crié des habitants depuis le balcon d'un immeuble. "Gloire aux héros!", ont répondu conformément à la tradition le chef de l'Etat et ceux qui l'accompagnaient, selon une vidéo abondamment relayée sur les réseaux sociaux.

"Les mois à venir seront difficiles" pour l'Ukraine, a averti le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg lundi. "Nous ne devons pas commettre l'erreur de sous-estimer la Russie" a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à La Haye.

"L'objectif de Poutine est de laisser l'Ukraine froide et sombre cet hiver", a-t-il poursuivi.

"Atrocités"

Dans son allocution quotidienne, Volodymyr Zelensky a accusé dimanche soir les forces russes d'avoir commis des "atrocités" à Kherson comme dans les autres régions libérées précédemment. Selon lui, 400 "crimes de guerre" russes ont été documentés à ce stade, sans préciser s'ils concernaient uniquement la région de Kherson.

La Russie n'a pas pour l'instant réagi à ces affirmations.

Les forces russes se sont retirées la semaine dernière de Kherson après huit mois d'occupation, laissant le champ libre aux soldats ukrainiens pour entrer vendredi dans la ville.

AFP