Un Ukrainien nommé nouveau directeur de la centrale de Zaporijjia, occupée par les Russes (officiel) / Photo: Reuters (Reuters)

"J'ai pris ma décision. À mon avis, c'est la seule décision possible et correcte: accepter la proposition (...) de diriger la centrale nucléaire de Zaporijjia", a indiqué Iouriï Tchernitchouk dans un communiqué publié sur le compte Telegram de la centrale.

L'information a été relayée par Rosenergoatom, l'opérateur russe d'électricité nucléaire qui gère le site de facto depuis son occupation par les forces russes.

Iouriï Tchernitchouk était jusque-là ingénieur en chef de cette centrale nucléaire, la plus grande d'Europe et qui se trouve dans la région du même nom, dont la Russie revendique l'annexion.

Il a estimé devoir prendre la tête du site afin de s'assurer le bon fonctionnement de la centrale dans des circonstances très difficiles.

"Nous avons fait et nous faisons le possible et l'impossible pour que le monde ne connaisse pas de nouveaux (accidents nucléaires comme) Fukushima et Tchernobyl", a-t-il dit dans ce communiqué.

Depuis plusieurs mois, Moscou et Kiev s'accusent mutuellement de bombardements sur la centrale, faisant craindre le risque d'un accident nucléaire.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a condamné à plusieurs reprises le caractère "inacceptable" de ces frappes.

Le 17 novembre dernier, elle avait adopté une résolution appelant la Russie à se retirer de la centrale ukrainienne de Zaporijjia.

Le 5 octobre, le président Vladimir Poutine avait, lui, signé un décret pour que la Russie s'approprie formellement l'installation nucléaire, quelques jours après que le directeur général de la centrale nommé par Kiev, Igor Mourachov, eut été enlevé par une "patrouille russe", selon l'opérateur ukrainien Energoatom, avant d'être finalement libéré.

Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, la Russie a positionné 500 soldats russes sur le site de la centrale de Zaporijjia.

Les appels à démilitariser le site se sont multipliés par l'AIEA et la communauté internationale, sans succès jusqu'ici.

AFP