Joe Biden, un soutien inconditionnel pour Netanyahu / Photo: AA (AA)

Les États-Unis n’envisagent pas de sanctions contre Israël si l’armée d’occupation lance une opération à Rafah sans s’être au préalable assuré que les civils sont en sécurité. Des responsables américains, sous couvert d’anonymat, ont déclaré à Politico qu’aucune mesure n’était envisagée contre Israël.

Il n’y aura pas de changement d'approche, même si Washington a largement fait savoir qu’un plan crédible de protection des civils avant toute offensive israélienne à Rafah était souhaité, ont-ils affirmé en substance.

"Je ne vais pas entrer dans un jeu hypothétique", a répondu le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, John Kirby, à une question sur la réaction de l’administration Biden si l’opération à Rafah avait lieu sans s’assurer de la sécurité des civils.

La veille, il avait assuré que les États-Unis continueront à soutenir Israël : "Nous allons continuer à nous assurer qu’Israël dispose des outils et des capacités nécessaires".

Les partisans de la politique de la Maison-Blanche estiment que les États-Unis doivent aider Israël à se défendre, mais craignent que si Washington critique trop durement Tel Aviv, son influence ne s'estompe et conduise Benjamin Netanyahou à approuver une campagne militaire encore plus agressive.

Les opposants à la politique américaine envers Israël estiment, de leur côté, que l'administration Biden pourrait jouer de cette même influence pour sauver des vies.

Dernier refuge pour au moins 1,4 million de Palestiniens, Rafah, à la frontière égyptienne, est densément peuplée. L’Afrique du Sud qui a déposé un deuxième recours à la CIJ contre une éventuelle offensive militaire à Rafah, redoute un “génocide” et en cas d’intervention de l’armée israélienne qui a déjà fait plus de 28 000 victimes palestiniennes, depuis le début de la guerre contre Gaza le 7 octobre dernier.

TRT Français et agences