Le ministre des Affaires étrangères italien  a formulé le souhait de voir l'ultimatum de la cédéao prolongé. Photo: Reuters (Others)

L'Italie "espère" que l'ultimatum fixé par l’organisation sous-régionale cédéao pour le rétablissement du président nigérien renversé Mohamed Bazoum et qui a expiré dimanche "sera prolongé", a déclaré son ministre des Affaires étrangères, en soulignant que "l'unique issue est diplomatique".

"J'espère que l'ultimatum des Etats de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao), qui a expiré hier soir, sera prolongé", affirme le ministre, Antonio Tajani, dans un entretien publié lundi par le quotidien La Stampa.

"Il faut trouver une solution: il n'est pas dit qu'on ne trouvera pas une solution qui ne soit pas la guerre", espère-t-il.

"L'Europe ne peut pas se permettre un affrontement armé, nous ne devons pas être vus comme de nouveaux colonisateurs", explique-t-il. "Au contraire,, nous devons créer une nouvelle alliance avec les pays africains, qui ne soit pas basée sur l'exploitation". "Nous devons reporter l'option de la guerre le plus possible", conclut-il.

Le coup d'Etat a été condamné par l'ensemble des partenaires occidentaux du Niger et la plupart des pays africains, mais les militaires nigériens ont reçu le soutien de leurs homologues du Mali et du Burkina Faso - également arrivés au pouvoir par des coups d'Etat en 2020 et 2022 et eux aussi confrontés à la violence terroriste- qui affirment qu'une intervention au Niger serait une "déclaration de guerre" à leurs deux pays.

La perspective d'une intervention armée suscite inquiétudes et critiques. Samedi, les sénateurs du Nigeria, poids lourd de la Cédéao avec ses 215 millions d'habitants et qui partage une frontière de 1.500 km avec le Niger, ont appelé le président Bola Tinubu à "renforcer l'option politique et diplomatique".

La Cedeao et les pays occidentaux réclament un retour à l'ordre constitutionnel et la libération du président Bazoum, retenu prisonnier.

Agences