Gaza  est devenu un champ de ruines / Photo: AA (AA)

Pour la deuxième fois depuis le 15 décembre dernier, la conseillère des Nations unies sur la prévention du génocide attire l’attention sur la dégradation de la situation humanitaire et des droits humains à Gaza. Pour Alice Wairimu Nderitu, la situation au Moyen-Orient est ‘’horrible’’.

Alice Wairimu Nderitu a renouvelé son appel à un cessez-le-feu pour des raisons humanitaires et dans le plein respect du droit international.

‘’Les civils ne peuvent être tenus responsables et ne devraient jamais payer le prix de la guerre’’, a-t-elle insisté.

La conseillère spéciale de l’Onu a souligné la nécessité de protéger les droits fondamentaux et de répondre aux besoins humanitaires.

La responsable onusienne dit approuver le communiqué du porte-parole de Secrétaire général de l’ONU, Stéphane Dujarric, en date du 26 janvier dernier, concernant la plainte portée par l’Afrique du Sud contre Israël devant la Cour internationale de Justice (CIJ) pour ‘’crime de génocide’’, et affirmant que Tel-Aviv violait la Déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948.

Dujarric avait déclaré à l'époque que le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, insistait sur le fait que les décisions de la CIJ étaient ‘’contraignantes’’ pour toutes les parties.

Alice Wairimu Nderitu a, en outre, qualifié la situation au Moyen-Orient et les violations du droit international “d’horribles’’, soulignant que ‘’rien ne justifie une punition collective contre la population de Gaza’’.

Exprimant son inquiétude quant aux conséquences de la situation à Gaza sur la stabilité régionale et internationale, la conseillère spéciale pour la prévention du génocide a souligné que ‘’tous les efforts doivent être déployés pour que les communautés puissent vivre ensemble en paix’’.

La conseillère spéciale de l'ONU avait été largement critiquée pour avoir gardé le silence lors du procès pour génocide intenté contre Israël devant la CIJ. ​

À cet effet, une cinquantaine d’employés de l’ONU ont adressé une lettre dans laquelle ils avaient fustigé son silence sur les crimes perpétrés à Gaza.

Plus tard, 16 organisations de défense des droits humains ont envoyé une correspondance au Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, pour dénoncer le silence d’Alice Wairimu Nderitu au moment où ‘’les Palestiniens sont assassinés en masse’’.

Les organisations de défense des droits humains, ont remis en question l'intégrité de la responsable onusienne, estimant que cette dernière ne pouvait ’’s’acquitter de son devoir de manière impartiale [et] sans être exposée à des influences extérieures’’.