Paris accueille une conférence humanitaire internationale pour la population de Gaza / Photo: Reuters (Reuters)

Des responsables de pays occidentaux et arabes, des Nations unies et d'organisations non gouvernementales se réunissent à Paris pour une conférence sur la meilleure manière de fournir de l'aide aux civils de Gaza pendant la guerre menée par Israël contre l'enclave palestinienne.

Le président français Emmanuel Macron, qui a appelé à une "pause humanitaire" dans la guerre, souhaite que la conférence de jeudi aborde les besoins croissants de l'enclave palestinienne assiégée, notamment en matière de nourriture, d'eau, de fournitures médicales, d'électricité et de carburant.

Plus de 50 nations dont plusieurs pays européens, les États-Unis et des puissances régionales comme la Jordanie, l'Égypte et les pays du Golfe y prennent part, a indiqué la présidence française.

Le premier ministre palestinien, Mohammad Shtayyeh, sera également présent, les autorités israéliennes ne participant pas à la conférence.

Le chef de l'agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens, le principal responsable de l'aide humanitaire des Nations unies et le président du Comité international de la Croix-Rouge devraient fournir des détails sur les besoins urgents de la bande de Gaza.

Les discussions porteront également sur le soutien financier et d'autres moyens de secourir les civils de Gaza.

Plus de 1,5 million de personnes - soit environ 70 % de la population de Gaza - ont fui leur domicile. On estime à 1,2 milliard de dollars le montant nécessaire pour répondre à la crise dans les zones palestiniennes.

Politique américaine en matière de conflit

Les États-Unis ont apporté un soutien sans équivoque à Israël dans sa guerre contre Gaza, tout en souhaitant que leur allié n'assiège pas ou ne réoccupe pas Gaza et qu'il atténue la crise humanitaire qui ne cesse de s'aggraver.

Washington a soutenu le refus d'Israël d'un cessez-le-feu dans la guerre et se tient également aux côtés d'Israël dans son agression contre Gaza, en représailles aux attaques du Hamas du 7 octobre.

Le ministère de la santé à Gaza affirme que les bombardements aériens d'Israël et l'invasion terrestre de maison en maison ont ravi la vie à plus de 10 500 personnes, dont la plupart sont des enfants et des femmes.

"En fin de compte, la seule façon de s'assurer que cette crise ne se reproduise jamais est de commencer à mettre en place les conditions d'une paix et d'une sécurité durables, et d'orienter nos efforts diplomatiques dans ce sens", a déclaré le secrétaire d'État américain Antony Blinken, mercredi, à l'issue d'une réunion du groupe des Sept au Japon.

Alors que plusieurs pays du monde et des agences des Nations unies ont appelé à un cessez-le-feu, les ministres des Affaires étrangères du G7 ont plaidé, dans leur déclaration commune, à des "pauses et couloirs humanitaires", conformément à la politique des États-Unis concernant le conflit.

Dans le même temps, M. Blinken a défini les limites les plus claires des États-Unis sur la guerre depuis le 7 octobre, déclarant à Israël que Washington estime qu'il ne devrait y avoir "aucun déplacement forcé de Palestiniens de Gaza - ni maintenant, ni après la guerre".

Ses commentaires semblent indiquer que les responsables américains pourraient être de plus en plus préoccupés par la conduite de la guerre par Israël - même si Washington nie vouloir influencer son allié sur sa conduite.

Il sera également nécessaire "d'inclure les voix et les aspirations du peuple palestinien au centre de la gouvernance d'après-crise à Gaza" après la guerre, et de voir l’enclave "unifiée avec la Cisjordanie sous l'autorité palestinienne", a déclaré M. Blinken.


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