Japon: alerte au tsunami après une série de puissants séismes / Photo: Reuters (Reuters)

"Tous les habitants doivent évacuer immédiatement vers les hauteurs", a déclaré le diffuseur national NHK suite à plusieurs séismes ayant frappé la péninsule de Noto dans le département d'Ishikawa après 16H00 (07H00 GMT).

"Nous avons conscience que vos maisons et vos biens vous sont chers, mais vos vies sont plus importantes que tout le reste. Courez vers les zones les plus élevées possibles", a ajouté un présentateur de la NHK.

Selon l’agence météorologique japonaise (JMA), des vagues dépassant les cinq mètres pourraient déferler sur la région. Le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique (PTWC) a averti de la possibilité de “vagues de tsunami dangereuses” dans un rayon de 300 km autour de l'épicentre, le long des côtes japonaises.

Le plus important de cette série de séismes, survenu à 16H10 (07H10 GMT) à la pointe nord-est de la péninsule, a été enregistré initialement à une magnitude 7,4, avant que celle-ci ne soit révisée à la hausse: 7,5 selon l'Institut de géophysique américain USGS, et 7,6 selon la JMA.

D'autres tremblements de terre ont frappé un peu avant ou juste après la même péninsule: un premier de magnitude 5,7 à 16H06 heure locale à l'intérieur des terres, un autre de magnitude 6,1 à 16H18, puis encore trois autres de magnitude comprise entre 4,5 et 4,8 jusqu'à 16H32 heure locale.

Situé sur la ceinture de feu du Pacifique, le Japon est fréquemment touché par des séismes.

Grâce aux normes de construction rigoureuses, les bâtiments résistent généralement bien aux secousses puissantes. Les habitants sont rompus à ce genre de situations, auxquelles ils se préparent régulièrement.

Cependant, le Japon reste marqué par le traumatisme du séisme dévastateur de magnitude 9,0 suivi d'un tsunami géant en mars 2011 sur les côtes nord-est du pays, une catastrophe qui a fait quelque 20.000 morts et disparus.

Cette catastrophe a également déclenché l'accident nucléaire de Fukushima, le plus grave depuis celui de Tchernobyl en 1986.

AFP