Michael O’ Leary CEO de Ryanair : Grève de 3 jours chez Ryanair en Belgique (AFP)

La compagnie irlandaise low cost a indiqué jeudi que cette grève, annoncée le 15 avril par le syndicat chrétien CNE, la contraignait à "annuler un certain nombre de vols au départ et à destination" de ces deux aéroports belges entre les 22 et 24 avril, selon un communiqué.

"Plus de 50% des vols seront assurés comme prévu et nous conseillons aux clients qui voyagent ce week-end de vérifier le statut de leur vol sur leur application Ryanair", a affirmé la compagnie, sans donner de chiffres précis.

Ryanair a assuré que tous les voyageurs concernés seraient "avertis par e-mail et informés des options qui s'offrent à eux, telles que le changement de vol ou le remboursement".

À Charleroi, principal hub de Ryanair en Belgique, très fréquenté également par des touristes des Pays-Bas et du nord de la France, les annulations pourraient se chiffrer par dizaines chacun des trois jours.

Quatorze avions Ryanair sont stationnés sur cet aéroport et pour la seule journée de vendredi les 40 vols prévus au départ de Charleroi avec ces appareils sont annulés, a indiqué à l'AFP Hervé Fransens, un des dirigeants de la société exploitante BSCA (Brussels South Charleroi Airport).

"Sur 12.000 passagers attendus" vendredi, toutes compagnies confondues, "6.500 vont voir leur vol annulé", a-t-il ajouté. La situation s'annonce similaire samedi et dimanche, selon lui. Ryanair communique ses prévisions de trafic la veille pour le lendemain.

À Bruxelles-Zaventem, les annulations concerneront dès vendredi cinq allers et retours vers Madrid, Lisbonne, Barcelone, Rome et Dublin, selon l'exploitant de l'aéroport cité par l'agence de presse Belga.

Ce mouvement social survient en pleines négociations entre direction et syndicats sur une nouvelle convention collective de travail (CCT) censée améliorer les conditions de travail des hôtesses et stewards de Ryanair basés en Belgique.

Mais le syndicat chrétien reproche à la compagnie d'ignorer ses revendications, notamment celle d'augmenter les "bas salaires" pour les indexer sur le coût de la vie, comme le prévoit la loi belge.

"Depuis trois ans, Ryanair reconnaît qu'elle est soumise à la législation belge mais refuse d'investir dans une politique du personnel. Les fiches de salaire sont erronées, les salaires ne sont pas payés correctement", a dénoncé Didier Lebbe, secrétaire permanent CNE.

De son côté Ryanair a accusé ce syndicat d'avoir "abandonné" les négociations pour provoquer une grève "totalement inutile".

La compagnie low cost emploie environ 650 personnes en Belgique, dont quelque 400 stewards et hôtesses, selon les chiffres du syndicat.

AFP