Emmanuel Macron appelle à un cessez-le-feu à Gaza / Photo: AFP (AFP)

Macron s'adressait aux soldats français stationnés dans la base aérienne projetée au Levant, au nord du royaume hachémite.

"La France porte une initiative de paix et de sécurité pour tous", basée sur trois piliers "sécuritaire, humanitaire et politique", a affirmé le chef de l'Etat français, tout en précisant qu'il était "temps d’œuvrer à un cessez-le-feu à Gaza et d'agir contre les colons qui menacent la paix en Cisjordanie".

"Aujourd'hui, la France œuvre avec ses partenaires pour éviter que le feu ne se propage, au nord bien-sûr avec le Liban. Je pense à vos camarades de la FINUL. Mais aussi en mer Rouge, où la menace des Houthis pour la liberté de la navigation est intolérable...", a-t-il encore affirmé.

"Je salue l'implication de nos forces pour avoir protégé certains de nos alliés", s'est félicité le président français.

"La France reste engagée, au moment où la stabilité régionale est menacée avec les attaques barbares du 7 octobre où on a perdu 40 de nos enfants dont trois otages", a-t-il ajouté.

Devant ses soldats, le président français a passé en revue les différents défis géostratégiques à travers le monde et dont la France est concernée, en l'occurrence le conflit en Ukraine et la présence française au Sahel Africain.

A propos de l'Ukraine, Macron a indiqué que "c'est l'honneur de la France d'avoir été l'une des premières armées à se déployer sur le front est de l'OTAN".

"Nous ne pouvons laisser la Russie gagner et nous continuerons à aider les Ukrainiens", a-t-il martelé.

Au sujet du Sahel africain, il a rappelé ses déclarations de février dernier concernant la réorganisation de la stratégie française dans cette région.

"J'ai décidé d'importantes reconfigurations. Nous continuerons de protéger nos intérêts au Niger. Nos armées seront moins présentes en permanence", a-t-il fait savoir.

Macron est arrivé jeudi en Jordanie pour une visite de deux jours. Suite à son entretien avec le roi Abdallah II, jeudi après-midi, il a exprimé son soutien pour la création d’une plateforme humanitaire pour Gaza en Jordanie".

AA