Une audience à la CIJ / Photo: AA (AA)

L’Égypte a annoncé dimanche sa décision de s’associer à l’Afrique du sud dans sa récente saisine contre Israël à la CIJ. Le Caire a affirmé que sa décision intervient "à la lumière de l'augmentation de la gravité et de l'étendue des attaques israéliennes contre les civils palestiniens dans la bande de Gaza", l’attaque systématique "des civils et la destruction des infrastructures" et son incitation "au déplacement des Palestiniens", indique un communiqué du ministère égyptien des Affaires étrangères.

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Le Hamas s’est dit "reconnaissant de l'annonce de l'Égypte" relative à la CIJ.

Le mouvement de résistance palestinien appelle, dans un communiqué, "les pays arabes et musulmans et tous les pays à travers le monde à prendre des mesures similaires pour soutenir la cause palestinienne en se joignant aux actions judiciaires" contre Israël, "à couper toute relation avec lui" et "à l'isoler sur le plan international".

C'est la troisième fois que Pretoria demande des mesures supplémentaires à la plus haute juridiction de l'ONU, après l'avoir saisie fin décembre, accusant Israël de perpétrer un "génocide" à Gaza.

L’Afrique du Sud estime que la situation "résultant de l'attaque israélienne contre Rafah" occasionne "de nouveaux développements qui causent un préjudice irréparable aux droits du peuple palestinien de Gaza", a fait savoir la CIJ dans un communiqué.

L'Afrique du Sud demande notamment à la CIJ d'enjoindre Israël de garantir qu'il se "retirera immédiatement et cessera son offensive militaire dans le gouvernorat de Rafah", indique la requête, et "prendra immédiatement toutes les mesures efficaces pour garantir et faciliter l'accès sans entrave à Gaza" de l'assistance humanitaire.

L'Égypte a été le premier pays arabe à conclure un accord de paix avec Israël en 1979. Elle joue souvent un rôle de médiateur dans le conflit israélo-palestinien, y compris dans la guerre actuelle.

Elle partage également avec Gaza la seule frontière du petit territoire assiégé qui ne soit pas sous contrôle direct d'Israël.

Défiant les mises en garde internationales, l'armée israélienne mène depuis mardi des incursions dans l'est de Rafah et a pris le contrôle du passage frontalier avec l'Égypte, verrouillant une porte d'entrée névralgique pour les convois d'aide humanitaire.

Depuis lors, l'Égypte refuse de coordonner avec Israël l'entrée de l'aide dans la bande de Gaza.

Le Caire a mis en garde à plusieurs reprises contre l'escalade en cours depuis que les négociateurs israéliens et palestiniens ont quitté l'Égypte, mettant fin à des discussions qui n’ont pas réussi à parvenir à une trêve.


TRT Français et agences