Donald Trump annonce 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza
Donald Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza.
"Nous allons aider Gaza. Nous allons régler ça. Nous en ferons un succès. Nous y apporterons la paix et nous ferons de même dans d'autres endroits chauds qui surgiront", a-t-il déclaré en clôturant la réunion qui se tenait à Washington.
Quelque 47 pays dont la Türkiye et l'Union européenne en "observatrice", étaient représentés lors de cette première séance officielle.
Le président américain a annoncé que 7 milliards de dollars avaient été récoltés pour reconstruire Gaza, principalement versés par les pays du Golfe.
Cet argent ne sera disponible que si le Hamas rend les armes, a déclaré en parallèle de cette réunion le PM israélien.
Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis allaient verser 10 milliards de dollars au Conseil de paix, mais ces fonds semblent ne pas être uniquement destinés à Gaza mais réservés pour des missions plus larges à la discrétion du président du Conseil, Donald Trump en personne.
Le Conseil de paix n’a cependant pas donné de date pour le retrait des troupes israéliennes qui continuent de violer la trêve chaque jour, après plus de quatre mois de son entrée en vigueur.
La deuxième phase du plan de paix de Trump prévoit le retrait progressif des troupes israéliennes, qui contrôlent environ la moitié du territoire palestinien, et le déploiement d'une force internationale de stabilisation.
L'Indonésie aux manettes
L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force de stabilisation, a annoncé le général américain Jasper Jeffers.
Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force (ISF), citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.
L'Indonésie s'est dite prête à fournir 8.000 soldats à cette force qui pourrait compter jusqu'à 20.000 hommes, sous commandement américain.
De son côté, le nouveau Haut représentant pour Gaza, le diplomate bulgare Nickolay Mladenov, a annoncé le début du recrutement d'une nouvelle force de police palestinienne à Gaza, soulignant que 2.000 personnes s'étaient déjà portées volontaires.
Deux pays, l'Egypte et la Jordanie, se sont engagés à former des policiers.
Un Conseil de paix qui veut remplacer les Nations unies
La rencontre, qui se déroulait à l'Institut Trump pour la paix à Washington, a commencé par une photo de famille, le milliardaire de 79 ans incitant ses invités à "sourire".
Au-delà de Gaza, le "Conseil de paix" a pour mission de "garantir une paix durable dans les régions touchées ou menacées par des conflits". L'ONU "a un grand potentiel" mais ne l'a "jamais réalisé", a déploré Donald Trump qui se flatte d'avoir réglé tout seul huit conflits depuis son retour au pouvoir.
Le "Conseil de paix" va "presque surveiller" l'ONU et "s'assurer qu'elle fonctionne correctement", a-t-il ajouté.
La France a vertement critiqué la présence de la commissaire européenne Dubravka Suica, soulignant qu'elle n'avait reçu aucun mandat pour y assister.
"Tant qu'il existe une ambiguïté sur son périmètre, la France ne peut pas y participer tout simplement", a affirmé Pascal Confavreux, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
Le Premier ministre albanais, Edi Rama, a lui estimé que ce conseil ne visait pas à remplacer l'ONU mais que "si cela contribue à secouer ce géant agonisant et, inch'Allah, à le réveiller, alors que Dieu bénisse le conseil de paix".