Iran: Trump envisage de “réduire graduellement” les opérations militaires américaines

Trois semaines de guerre au Moyen-Orient et aucune issue immédiate en vue: les frappes croisées se poursuivent ce samedi, alors que Donald Trump dit envisager de "réduire graduellement" les opérations militaires contre l'Iran.

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"Nous envisageons de réduire graduellement nos importants efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien", a écrit Trump. / AP

S'il a multiplié les déclarations contradictoires ces derniers temps sur la durée potentielle du conflit, le président américain a, pour la première fois, suggéré vendredi être prêt à entrevoir une fin du conflit.

"Nous sommes sur le point d'atteindre nos objectifs alors que nous envisageons de réduire graduellement nos importants efforts militaires au Moyen-Orient contre le régime terroriste iranien", a écrit, vendredi soir, sur son réseau Truth Social, le président américain.

Mais il avait aussi, quelques heures auparavant, écarté tout cessez-le-feu à ce stade. Parallèlement, plusieurs médias américains annoncent un prochain déploiement de forces militaires supplémentaires dans la région.

Sur X, la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a souligné que le président et le Pentagone ont "prédit qu'il faudrait entre quatre et six semaines pour achever la mission".

Frappes israéliennes sur Téhéran et Beyrouth

Sur le front, les attaques se poursuivent depuis l'aube de ce samedi matin, marquant l'entrée du conflit dans sa quatrième semaine.

L'armée israélienne a annoncé avoir lancé des frappes contre des "cibles du régime" à Téhéran après avoir fait état de plusieurs salves de missiles iraniens tirées en direction d'Israël.

Les forces armées israéliennes ont aussi indiqué avoir lancé des frappes sur Beyrouth.

Dans le sud du Liban, zone principale des affrontements entre Israël et le Hezbollah, au moins une personne a été tuée et deux autres, blessées toujours ce samedi à l'aube, dans une "lourde frappe" israélienne contre une maison dans le district de Bint Jbeil, selon l'Agence nationale d'information libanaise (ANI, officielle).

Vente de pétrole iranien

Dans le Golfe, ciblé par la riposte iranienne pour ses liens avec les Etats-Unis et son importance dans l'approvisionnement énergétique mondial, l'Arabie saoudite a indiqué avoir intercepté et détruit une trentaine de drones, selon le ministère de la Défense, tous dans l'est du pays.

Le Koweït a également dit que son armée fait face ce samedi à une attaque de drones et de missiles.

L'attention du monde entier reste focalisée sur le prix du baril de pétrole, dont l'envol représente un danger pour l'économie mondiale.

Vendredi, les bourses mondiales ont terminé en net recul, Wall Street emboîtant le pas aux Bourses européennes, et les cours du pétrole ont contenu leur hausse, le baril de Brent de la mer du Nord, référence mondiale, finissant à plus de 112 dollars.

Dans l'espoir d'endiguer la flambée de l'or noir, les Etats-Unis ont autorisé, vendredi, pour un mois, la vente et la livraison du pétrole iranien se trouvant sur des navires. Mais Téhéran a affirmé n'avoir aucun surplus de pétrole brut en mer.

Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, s'est exprimé vendredi dans un message écrit. 

L'ayatollah Khamenei, successeur de son père et que des responsables américains et israéliens disent blessés, y a affirmé que "l'ennemi a été vaincu".

Les Iraniens lui ont "asséné un coup vertigineux, au point qu'il se met maintenant à prononcer des paroles contradictoires et absurdes", a-t-il ajouté. 

Vendredi, l'armée israélienne a, par ailleurs, affirmé avoir tué lors d'une frappe à Téhéran le chef des renseignements de la force paramilitaire des Bassidj.