Au Liban, 800 0000 personnes déplacées à la suite des attaques israéliennes
Plus de 800 000 personnes ont été déplacées à travers le Liban à la suite des ordres d’évacuation israéliens et à l’escalade des hostilités, a déclaré l’Organisation internationale des migrations (OIM), prévenant que la crise s’aggravait rapidement.
Amy Pope, directrice générale de l’OIM, s’est dite jeudi "profondément alarmée" par les informations selon lesquelles une frappe aurait touché des civils déplacés réfugiés dans la capitale libanaise, Beyrouth, faisant au moins huit morts et des dizaines de blessés.
"Les civils et les biens civils ne doivent jamais être délibérément pris pour cible ; leurs lieux de refuge et les infrastructures connexes ne doivent jamais être la cible d’hostilités militaires", a déclaré Pope.
L’OIM estime que près d’un million de personnes ont fui leurs foyers en raison des frappes aériennes généralisées et des ordres d’évacuation lancés dans tout le pays.
Environ 125 000 personnes déplacées sont actuellement hébergées dans des centres d’accueil collectifs gérés par le gouvernement, tandis que beaucoup d’autres sont accueillies par des proches, des amis et les communautés locales. Des milliers d’autres restent dans des abris de fortune, certaines familles étant même contraintes de dormir dans la rue.
Nombreux sont ceux qui, arrivés à Beyrouth, ont fui avec pour seuls biens leurs vêtements et vivent désormais sous des tentes ou dans des abris précaires qui les protègent mal des bombardements incessants.
Le pape a averti qu’une aide humanitaire d’urgence était nécessaire pour éviter que la situation ne dégénère en une crise plus grave.
"Le droit international humanitaire exige des belligérants qu’ils permettent et facilitent une aide humanitaire rapide et sans entrave aux civils dans le besoin. Ce principe doit être respecté immédiatement", a-t-elle déclaré.
L’escalade a débuté le 2 mars lorsque le Hezbollah a lancé des attaques contre des sites militaires israéliens, à la suite de frappes israéliennes répétées sur le Liban et à l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei, lors d’une frappe conjointe américano-israélienne.
Israël a riposté par une vaste offensive militaire visant plusieurs zones du Liban, notamment des frappes aériennes sur la banlieue sud de Beyrouth ainsi que sur des régions du sud et de l'est. Le 3 mars, les forces israéliennes ont également lancé une incursion terrestre limitée dans le sud du Liban.