Emine Erdogan rend hommage aux acteurs du changement aux 7e TRT World Citizen Awards

Le moment le plus poignant de la soirée est survenu lors de la remise du prix du Citoyen du monde de l’année, dédié au journaliste gazaoui Yahya Barzaq, tué à Gaza.

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Emine Erdogan a rendu hommage à Barzaq ainsi qu’à tous les Palestiniens tués par Israël / AA / AA

La septième édition des TRT World Citizen Awards a réuni des personnalités remarquables dont le travail a laissé une empreinte humanitaire profonde à travers les continents. Un moment particulièrement émouvant s’est produit lorsque la Première dame turque Emine Erdogan a enlacé la mère du journaliste gazaoui Yahya Barzaq, tué, durant la cérémonie.

Organisée vendredi par TRT, la cérémonie a célébré des éducateurs, des leaders de jeunesse, des communicateurs, des architectes et des défenseurs des droits dont les efforts ont amélioré des vies et protégé la dignité humaine dans certains des contextes les plus difficiles au monde.

Parmi les participants figurait la Première dame de Türkiye, Emine Erdogan, qui a exprimé sa satisfaction de prendre part à ce qu’elle a décrit comme un rassemblement porteur de sens, transcendant les langues, les couleurs et les frontières géographiques.

Dans un message publié sur son compte officiel X, elle a souligné que l’événement rappelait que l’humanité ne connaît pas de frontières et que d’innombrables héros méconnus continuent d’œuvrer pour un monde plus juste.

Les prix de cette année ont mis en lumière des formes d’engagement variées.

Le prix de l’Éducateur a été décerné à Rudayna Abdo, fondatrice et directrice générale de la plateforme Thaki, dont l’approche innovante de l’apprentissage numérique a permis à des dizaines de milliers d’enfants réfugiés et défavorisés au Liban et en Jordanie d’accéder à une éducation de qualité. 

En reconditionnant des ordinateurs donnés et en les équipant de contenus éducatifs hors ligne, elle a mis en place un modèle durable fondé sur les droits, élargissant l’accès à l’éducation là où il est le plus nécessaire.

Le prix Jeunesse a récompensé l’activiste nigériane Amara Nwuneli, dont les initiatives environnementales créatives ont transformé des espaces envahis par les déchets en aires de jeux sûres construites à partir de matériaux recyclés. 

Son travail promeut non seulement la durabilité, mais défend également le droit des enfants au jeu, touchant des milliers de personnes et offrant un modèle reproductible pour d’autres communautés confrontées à des défis similaires.

Dans le domaine de la communication éthique, le prix Communicateur a été attribué conjointement aux ingénieures en logiciel Ibtihal Abousaad et Vaniya Agrawal. Leur position de principe contre l’association de l’intelligence artificielle et des technologies cloud à des violations des droits humains a transmis un message fort : la communication, notamment à l’ère numérique, implique une responsabilité éthique. En prenant publiquement position, elles ont rappelé que la technologie doit servir l’humanité et non lui nuire.

Yahya Barzaq

Le moment le plus poignant de la soirée est survenu lors de la remise du prix du Citoyen du monde de l’année, dédié au journaliste gazaoui Yahya Barzaq, tué.

Barzaq a été tué lors d’une frappe israélienne le 30 septembre alors qu’il couvrait la situation à Gaza, documentant le vécu des civils dans le contexte du génocide israélien. À travers son objectif, il a transmis la résilience silencieuse, la dignité et la souffrance des gens ordinaires, laissant un héritage de témoignage et de vérité qui a résonné bien au-delà de la région.

Dans son discours, Emine Erdogan a rendu hommage à Barzaq ainsi qu’à tous les Palestiniens tués par Israël. Elle l’a décrit comme un frère tombé en martyr alors qu’il portait à l’attention du monde les réalités de Gaza. Elle a prié pour lui et pour tous les martyrs palestiniens, honorant leur mémoire et réaffirmant sa solidarité avec ceux qui endurent les épreuves.

Un moment chargé d’émotion

Un moment profondément émouvant s’est produit lorsque Emine Erdogan a étreint la mère de Yahya Barzaq pendant la cérémonie. Cette étreinte a symbolisé un deuil partagé et une compassion dépassant le protocole officiel. 

Ce geste reflétait non seulement des condoléances personnelles, mais aussi un message plus large d’empathie et d’unité face à la perte. Des observateurs ont décrit cette scène comme l’une des plus marquantes de la soirée, capturant l’essence humaine des prix.

Le prix d’honneur pour l’ensemble de la carrière a été remis à l’architecte italien Raul Pantaleo, dont l’architecture humanitaire a permis la construction d’établissements de santé gratuits dans des zones de crise et de conflit. En concevant des structures offrant des services vitaux, Pantaleo a démontré que l’architecture peut être un instrument de justice sociale et de solidarité.

Le prix de l’Accessibilité a, quant à lui, été attribué à Joohi Tahir pour ses efforts pionniers en faveur de l’inclusion des personnes en situation de handicap au sein des communautés musulmanes. À travers MUHSEN, l’organisation qu’elle a cofondée, Tahir a promu des normes d’accessibilité dans les lieux de culte, favorisant une participation digne et égalitaire et créant un modèle structuré pour des communautés inclusives.

Évoquant les parcours des lauréats, Emine Erdogan a estimé que leurs histoires démontraient le refus de l’humanité de céder au désespoir. Elle a souligné que, dans différentes régions du monde, d’innombrables personnes continuent de se tenir du côté de la justice dans ce qu’elle a décrit comme la lutte permanente entre le bien et le mal. Leur détermination, a-t-elle affirmé, offre force et inspiration à tous ceux qui aspirent à l’équité et à la compassion.

Elle a également adressé ses félicitations sincères à l’ensemble des lauréats, en souhaitant que leur courage et leurs réalisations perdurent.

En conclusion, elle a remercié la famille TRT et toutes les personnes ayant contribué à l’organisation du programme, saluant leur rôle dans l’amplification de voix qui, autrement, pourraient rester inaudibles.